Bouffe

Haricots et pétoncles fumés à la sauce aux oeufs

5 août 2016
Haricots aux moules fumées et sauce aux oeufs

Ahhh, est-ce qu’il y a quelque chose qui fait plus estival qu’une poignée de haricots? Bon, ok, vite comme ça je me dis qu’une poignée de pois mange-tout revenus simplement dans le beurre avec une pincée de sel figure pas mal au top de ce que j’associe à l’été, mais ça c’est une autre histoire.

Pour faire court, je suis allé faire mon épicerie plutôt souvent au Marché du Vieux-Port depuis le début de l’été et comme on est en plein dans le temps des haricots, je ne pouvais pas ne pas en profiter. C’est qu’ils sont si beaux, frais et croquants. Comment leur résister?

Haricots aux moules fumées et sauce aux oeufs - haricots

Dans ma tête il y a la deux sortes de mémoires : la mémoire d’information et la mémoire d’émotions. La première se réfère aux rendez-vous, aux souvenirs et à la connaissance générale. L’autre, c’est celle qui vient te chercher par en-dedans, qu’elle soit olfactive, gustative, auditive ou autre. Puis moi, quand on me dit haricots, je fais l’association à la sauce aux oeufs et au pâté au saumon de ma mère. Oh boy que j’aimais la sauce aux oeufs quand j’étais petit. Juste d’y penser… j’ai faim!

Comme je n’ai pas encore les compétences de ma mère en terme de pâtés (ça pâte est folle raide, ça me rend dingue) et qu’il fait de toute façon trop chaud pour faire fonctionner le four, j’ai opté pour une variante bien estivale.

Au début, je dois être franc, je m’en allais chercher un fish ‘n chips, mais arrivé au comptoir des Pêcheries Raymond Desbois je n’ai pas pu résister aux pétoncles fumés (j’ai bien du mal à résister aux pétoncles fumés, c’est plus fort que moi).

HARICOTS ET PÉTONCLES FUMÉS À LA SAUCE AUX OEUFS
Ingrédients (pour 2 personnes)

  • 1 tasse de lait
  • 1 noisette de beurre
  • 1 cuillère à soupe de farine
  • 1 petit oignon haché finement
  • 1 gousse d’ail du Québec*
  • 4 oeufs
  • haricots jaunes/verts*
  • 4 pétoncles fumés*
  • aneth fraîche*
  • fromage Louis d’Or de la Fromagerie du Presbytère (au goût)*
  • sel/poivre

* : Disponible au Marché du Vieux-Port (aux Jardins du Petit-Pré, aux Pêcheries Raymond Desbois, à la Ferme Hébert et à La Fromagerie)

Commencer par mettre de l’eau à bouillir. Lorsque l’eau bout, ajouter les oeufs et parter une minuterie pour 10 minutes.

Haricots aux moules fumées et sauce aux oeufs - Haricots et ail du Québec

Avez-vous vu la taille des gousses d’ail du Québec? Profitez-en avant que la saison ne se termine, c’est franchement meilleur que l’ail de Chine!

Pendant que l’eau chauffe, faites fondre le beurre dans un autre chaudron. Faites-y fondre l’oignon haché finement jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Ajouter-y la farine et un peu de sel et faites cuire 1 minute. Ajouter le lait en mélangeant pour assurer une consistance homogène et ajouter l’ail haché avant de réserver.

Sortir les oeufs et les plonger dans un bol d’eau froide (j’y ai même ajouté des glaçons pour qu’ils refroidissent plus rapidement). Enlever les coquilles et découper les en deux sur la longueur.

Haricots aux moules fumées et sauce aux oeufs - Béchamel, moules fumées et fromage Louis d'OrAprès avoir équeuter les haricots, faites-les revenir dans l’huile d’olive rapidement avec une pincée de sel.

Pour dresser, commencer avec un fond de sauce béchamel (pour être sauce aux oeufs, les oeufs doivent être dedans, mais on ne s’arrêtera pas à une terminologie aujourd’hui vu qu’on la sert avec des oeufs par-dessus de toute façon), ajouter les haricots, un peu de sauce par-ci par-là, on place les oeufs et on râpe un peu (ou beaucoup) de fromage Louis d’Or sur le dessus.

Ensuite, j’ai rajouté les pétoncles fumés coupées en deux puis j’ai terminé le tout avec quelques fines tranches de fromage pour ajouter un peu plus de texture et un peu d’aneth (parce que mon potager en déborde et que j’adore ça, mais avoir eu de la fleur d’ail, c’est ce que j’aurais mis). C’est tout, bon appétit!

Ce n’est rien de fou (je raconte n’importe quoi, c’est complètement malade!), mais c’est pour moi un signe que je profite à fond de l’été. Il ne manquait qu’un petit verre de blanc sec et ça aurait été parfait. 🙂

Haricots aux moules fumées et sauce aux oeufs

Bouffe

L’Alaska aux framboises, le parfait dessert d’été

25 juillet 2016
Alaska aux framboises

Les vacances sont commencées et la chaleur est bien arrivée depuis quelques jours. Je suis dernièrement passé au Marché du Vieux-Port pour faire des emplettes questions de profiter de tout ces beaux et bons produits d’ici.

Les petits fruits sont arrivés! Ça inclut les fraises depuis près d’un mois, mais les framboises et les bleuets sont aussi de la partie depuis un peu plus d’une semaine. Ça tombe bien parce qu’il y a une recette qui me faisait de l’oeil depuis un certain temps : l’Alaska au four.

L’Alaska au four daterait de 1867 et aurait été présenté par Charles Ranhofer, alors chef au Delmonico’s à New York, afin de célébrer le récent achat de l’Alaska que les États-Unis avaient fait à la Russie.

New York 2011 - Delmonico's Restaurant

Édifice du Restaurant Delmonico’s, New York (2011)

En poussant un peu plus mes recherches sur le sujet, j’ai lu quelque part qu’on retrouverait une des (ou la) premières traces écrites de cette recette dans le Boston Cooking School Cook Book de F. M. Farmer en 1896. Ce nom, je l’avais déjà lu quelque part.

*petit moment de réflexion le coude appuyé sur mon îlot de cuisine*

Je suis alors faire un tour dans ma bibliothèque de livres de cuisine afin d’y retrouver la 7e édition française du livre que j’avais dénichée chez un ami antiquaire.

J’ai à peine commencé à lire que je comprend que la recette demande de faire un biscuit de Savoie, une sorte de gâteau éponge.

J’atteint le glossaire en moins de deux afin de retrouver la recette indiquée et je me suis retrouvé devant une recette plutôt simple qui donne une pâte a gâteau au citron avec un goût bien estival qui me plait beaucoup (moi, le citron, ça me parle).

Je me verrais bien en prendre un morceau tel quel avec une tasse de thé par une température d’automne ou simplement servi avec une crème fouettée, par exemple. 

Alaska aux framboises - Livre de Cuisine de Boston

L’Alaska au four, c’est donc un fond de gâteau sur lequel on met de la crème glacée qu’on cache sous une carapace de meringue avant de faire cuire le tout. N’ayez crainte, la meringue sert de couche isolante pour la surprise glacée dissimulée à l’intérieur du dessert si bien qu’elle l’empêche de fondre.

Comme c’est le temps des framboises (fruit que j’adore) j’ai décidé d’y aller à fond la caisse dans cette saveur et de remplacer la crème glacée par un sorbet à la framboise que j’ai trouvé en entrant au Marché (j’avais trop chaud pour même penser faire le faire moi-même).

Chez Praline & Chocolat, à l’entrée du Marché du vieux port, on peut avoir le demi-litre ou le litre de gelato/sorbet (de mémoire, respectivement 8$ et 15$) et se le faire emballer avec de la glace. Pensez-y si vous êtes dans le coin et que vous planifiez un pique-nique avec les enfants petits et grands. 

Je parle, je parle, c’est l’enfer hein? Je sais, il doit faire au moins 1000 degrés ces temps-ci (je n’exagère jamais). C’est le temps d’entrer dans le concret. Le dessert se monte en trois étapes : 1. faire le biscuit de Savoie, 2. mettre la glace et la meringue pour ensuite 3. faire cuire le tout.

LES BISCUITS DE SAVOIE (recette adaptée à partir du Le livre de cuisine de l’École de Cuisine de Boston, 7e édition)
INGRÉDIENTS

  • 5 blancs d’oeufs
  • 5 jaunes d’oeufs
  • 1 tasse de sucre
  • le jus d’un citron
  • le zeste râpé d’un citron
  • 1 tasse de farine
  • 1/2 cuillère à thé de sel

Alaska aux framboises - Préparation du biscuit de SavoiePROCÉDURE

  1. Séparer les jaunes des blancs dans deux bols.
  2. Battre les blancs en neige ferme en y incorporant 1 cuillère à soupe de sucre par oeuf (donc 5 cuillères à soupe), garder le reste de sucre pour plus tard.
  3. Ajouter le jus et le zeste de citron aux jaunes et battre une minute. Incorporer le reste du sucre en continuant à battre.
  4. Incorporer le contenu d’un bol à l’autre à la maryse ou à la cuillère jusqu’à obtenir une consistance homogène (en évitant de détruire les bulles des blancs en neige, on ne rabat que le dessous sur le dessus, on ne mélange pas).
  5. Note : la partie qui suit m’a fait sourciller, mais ça fonctionne alors on ne panique pas. Ajouter la tasse de farine (oui, à ce moment-là) et mélanger le tout sans le battre pour ne pas briser les bulles d’air. Ça épaissira quand même assez rapidement en une belle pâte, vous verrez.
  6. Couler la pâte sur une un papier parchemin ou un tapis de silicone déposé au fond d’une plaque à pâtisserie et enfournez à 350°. J’ai laissé le mien une vingtaine de minutes, mais restez attentif lors de la cuisson et tout ira bien, tous les fours sont différents. On recherche un dessus doré qui se tient, mais qui reste tendre.
  7. Laisser refroidir sur une grille et couper à l’emporte-pièce rond (le mien fait 4-5″ de diamètre, je voulais faire des portions individuelles au lieu d’un gros dessert) ou au couteau si vous n’en avez pas. Réserver.

Alaska aux framboises - Le biscuit de SavoieLA MERINGUE

INGRÉDIENTS

  • 4 blancs d’oeufs
  • 1/2 tasse de sucre vanillé (ou sucre blanc)

PROCÉDURE

  1. Monter en neige (oui, c’est tout).

LA GARNITURE
INGRÉDIENTS

  • 1 tasse de framboises de la Polyculture Plante au Marché du Vieux-Port
  • le jus d’un demi-citron
  • 1/4 tasse de sucre

PROCÉDURE

  1. Tout ajouter dans un chaudron, faire cuire à feu moyen quelques minutes le temps que les framboises se brisent.
  2. Laisser refroidir.

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Pour la suite, c’est plutôt facile. On prend un biscuit, on y ajoute une boule de crème glacée/sorbet avec un fond bien droit (j’ai fait une boule que j’ai simplement écrasée sur le fond de gâteau sans trop me casser la tête) et avec une poche à pâtisserie pleine de meringue on termine cet « igloo ». Ensuite, pour la cuisson traditionnelle, on y va au four à 400°-425° jusqu’à ce que l’extérieur soit cuit. Sinon, le chalumeau fait très bien le boulot et vous pourrez plus précisément voir ce que vous faites.

Alaska aux framboises - Présentation suggérée

On sert tout de suite avec un peu de la garniture et plein de framboises fraîches et on apprécie chaque bouchées parce que ce dessert qui semble plutôt gros par personne est en fait plutôt vite terminé (parce que c’est bon et qu’il fait chaud… mais surtout parce que c’est bon).

Bouffe Nouvelles

À vos barbecues!

3 juin 2016
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Dernièrement, Le Monde des Bières s’est associé à So-Cho Le Saucissier afin de desservir sa clientèle et leur donner conjointement et au même endroit les deux services.

Les succursales situées à St-Nicolas, Québec, Neufchâtel, Sainte-Foy (express), Lebourgneuf et au Marché du Vieux-Port sont prêtes à vous accueillir afin de vous fournir ce dont vous avez besoin vous partir la saison estivale du bon pied. Sur place, on retrouve plusieurs centaines de bières (800 si on se reporte à leur site), plus de 60 variétés de saucisses, de la choucroute maison (nature ou garnie) et tout un tas de condiments comme des moutardes, condiments marinés, sauces piquantes et j’en passe. Selon le site web du Monde des Bières, les propriétaires pensent même sortir de la capitale pour augmenter la quantité de leurs franchises à une quinzaine de magasins d’ici 5 ans.

Mon amie Camille a eu la brillante idée de me proposer d’essayer le tout en groupe afin que l’on puisse goûter un plus grand éventail de produits. Nous nous sommes donc rendu sur place à la succursale de Marie-de-l’Incarnation avec la mission de prendre le plus de saucisses et de condiments différents afin de découvrir le tout sur un plus grand spectrum gustatif. Sur toute la sélection de saucisses, nous nous sommes donc arrêtés sur 8 saucisses :

  • Brie, érable et canneberges
  • Fromage suisse*
  • Côtes levées BBQ*
  • Fromage bleu*
  • Debrecini
  • Taco
  • Pommes, poireau et coriandre
  • Fromage 1608*

* : Autour de la table, elles étaient les préférées. 

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Le temps de faire chauffer le BBQ, une quinzaine de minutes de cuisson indirecte (le temps d’ouvrir quelques bières et d’installer la table) et on avait un repas simple et rapide à partager entre amis. Passe-moi la salade, je te passe la choucroute. Qui veut de la moutarde? Il reste un bout de saucisse piquante, qui n’en a pas eu? Ouais, de la simplicité pure et dure.

En attendant le prochain billet, je vous invite à visiter une de leurs quatre succursales et vous laisser tenter, bon appétit!

Nouvelles

Retour sur quelques mois d’absence

1 mai 2016
Couverture : Retour de mai 2016

Le temps passe si vite. Ça fait déjà plus de quatre mois que je n’ai rien écrit ici et croyez-moi, ce n’est pas par manque d’envie. Disons que je me suis tenu occupé entre le boulot et les autres projets. Qu’est-ce qui peut bien me prendre autant de temps?

LE BOULOT
Entre deux bouchées, déjà, je travaille. Le temps file et je me suis rendu compte dernièrement que ça fait déjà plus de 4 ans et demi que je suis à mon compte, petit train va loin comme on dit. Je travaille en motion design (en gros, pour ceux et celles qui ne connaissent pas, c’est de l’animation) et en vidéo. Ça me fait tripper au plus haut point.

Le portfolio n’est pas à jour depuis trop longtemps et ça commence à me fatiguer, mais comme c’est parce qu’on a besoin de moi sur des mandats, que mes clients passent en premier par rapport à cette mise à jour de projets antérieurs et qu’il n’y a pas assez de temps dans une journée, je ne plaindrai pas.


En shooting aujourd'hui. 🎥 #industriel #Montreal #backAlley #ruelle #théâtre

Une photo publiée par Étienne Richard (@etienne_richard) le

Oui, il y a le travail, la gestion et le suivi client et toute la paperasse qui vient avec, mais à part ça?

LA PIGE
En plus de faire fonctionner mes affaires, je co-gère aussi depuis l’été dernier un groupe de pigistes à la grandeur du Québec : TuPiges? Des graphistes, des développeurs, des professionnels de la rédaction, de la traduction, de la photographie et j’en passe. Si tu le voyais aller, tu comprendrais que c’est un fichu de beau groupe d’entraide qui vise précisément les travailleurs autonomes et pigistes.

On se donne de l’info concernant les contrats, la comptabilité, on se partage des conseils afin qu’ensemble on se sente plus forts même si la majorité d’entre nous travaille seul à la maison ou dans un café. J’en ai d’ailleurs croisé quelques uns cette semaine, des gens qui sont devenus des amis avec le temps. Je les adore, ces grandes fourmis travaillantes.

LES INSPIRÉS
Puis il y a Les Inspirés, la belle communauté que j’ai vu grandir depuis son troisième mois d’existence (j’en fais parti depuis juin 2013), il y a presque trois ans. Ces formidables personnes t’aident à sourire les journées grises et à te réinventer ou à te pousser à devenir une meilleure personne le reste du temps.

Puis l’été dernier, j’ai aussi commencé à co-gérer leurs réseaux sociaux. Le blogue compte maintenant plusieurs auteurs d’un peu partout, des gens inspirés, des gens inspirants. La communauté compte déjà plus de 5 500 fans sur Facebook, ce qui nous fait quand même pas mal chaud au coeur. D’ailleurs, j’ai commencé à rédiger sur le blogue une série d’articles sur le travail autonome si jamais c’est quelque chose qui t’intéresse (ici et ).

LES PROJETS
Oui, mais qu’est-ce qu’y se passe de neuf depuis mi-décembre pour délaisser autant le blogue? Disons que j’habite un superbe appartement où j’adore passer du temps à améliorer un coin par-ci, un coin par-là. J’ai aussi prit beaucoup de temps pour installer mon bureau afin d’avoir un espace de travail génial avec un très grand bureau (13 pieds de long, ça le fait) et une table de shooting/table lumineuse avec rangements pour une partie de mon matériel. C’est génial de maintenant tout avoir à portée de main et de constamment améliorer ma vitesse de production en général.


LE C.A.
Sinon, depuis peu je fais aussi parti du Conseil d’Administration de Muséomix Québec. Si tu ne connais pas ça, je t’invite fortement à aller voir sur le site, c’est un événement à ne pas manquer qui se déroulera en novembre prochain. Muséomix, c’est comme remixer un musée pendant trois jours dans des équipes multidisciplinaires afin de créer quelque chose de fou, quelque chose d’intéressant, quelque chose qui parle aux gens.

C’est l’occasion de se dépasser et de rencontrer une énorme communauté de personnes géniales comme toi. Oh, et on a annoncé cette semaine que celui de Québec se déroulera au Monastère des Augustines. Ça va être génial! Si je dis « celui de Québec », c’est parce que ça se déroulera dans plein d’autres musées de la francophonie et d’ailleurs (Mexique, Italie, France, etc.). C’est gros, c’est excitant et j’ai hâte de t’en reparler.

LA FAB’
Ah, et mon horaire n’était pas complètement chargé alors je me suis dis que ça serait chouette de recommencer à bloguer. C’est pourquoi j’ai accepté, tout sourire, l’invitation de collaborer avec les femmes (je généralise, il y a aussi des hommes, mais c’est cool de généraliser au féminin pour une fois) de La Fabrique Crépue où je vais rédiger une à quelques fois par mois. Je parlerai essentiellement de bouffe, mais aussi de DIY et qui sait, peut-être d’autres sujets éventuellement. Ça va être fou, abonne-toi à la page Facebook, plus on est de fous et plus on rit.


Ouais, ok, horaire de cinglé un peu, je l’avoue. Mais bon, j’imagine que c’est un peu à l’image de notre génération FOMO/YOLO et comme le boulot me fait tripper intensément il n’y a pas de mal.

Et la question à un million : est-ce que je vais avoir le temps de continuer à écrire ici, sur EntreDeuxBouchées.com? Eh bien oui, parce que le blogue me fait du bien. Ça va changer de forme un peu. Tantôt un texte sur un restaurant, tantôt une recette, mais également du DIY ou même des nouvelles de moi. J’ai envie de faire évoluer cette plateforme-ci comme un journal de bord, d’y publier des photos, des vidéos, des projets personnels, des annonces importantes, des playlists pour les beaux jours et du fun en barre.

Ça va être fou, attache ta tuque!

Bouffe

Mange tes croûtes si tu veux grandir!

16 décembre 2015
Mange tes croûtes si tu veux grandir!

Long time no see, je sais. C’est que j’ai été plutôt occupé ces temps-ci entre le boulot, les partys et tout le reste. D’ailleurs, on retrouve ma plume derrière la chronique Nouveautés Gourmandes dans la dernière parution du toujours très génial magazine 1608, fait par et pour les gens de Québec.

Entre deux remises client, j’ai profité de l’invitation lancée la semaine dernière par l’agence Kabane à la suite du lancement de leur carte de Noël/campagne de conscientisation intitulée « Sauvons les croûtes » pour m’amuser un peu dans la cuisine.

 

Parce que sauver les croûtes de pains post-sandwichs-pas-de-croûte est une cause qui me touche beaucoup, je tenais à faire ma part en vous partageant ma casserole déjeuner (toute aussi bonne à l’heure du brunch ou du souper).

Voici la liste des ingrédients, courez à l’épicerie et on se reparle tout de suite après!

La casserole de croûtes
LISTE DES INGRÉDIENTS

  • un restant de croûtes de pain coupées en cubes (l’équivalent de 4 tranches de pain suffi)
  • 3-4 grosses pommes de terre
  • 2 saucisses du boucher
  • un paquet de champignons blancs
  • 1/2 oignon rouge
  • 3 oeufs
  • 100ml de crème 15%
  • 60ml de vin blanc
  • 250g de fromage râpé
  • 2 oignons verts
  • sel/poivre
  • huile d’olive/beurre/gras quelconque

Pour commencer, placez les saucisses au four à 350°C pendant une dizaine de minutes. Dans le cas de cette recette, j’ai pris deux saucisses au whisky et au fromage et c’était fort agréable. Ça devrait nous permettre de faire le reste de la préparation pendant qu’elles se font dorer un peu. Pendant ce temps-là, épluchez et coupez en petits cubes les pommes de terre afin de les faire revenir dans le gras. Je me suis personnellement servi d’un restant de gras de poulet qui datait d’avant hier, mais le gras de canard utilisé pendant les fêtes, l’huile d’olive, le beurre ou tout autre corps gras fonctionnera très bien.

Assurez-vous de les faire danser de temps en temps question qu’elles ne croûtent pas dans un coin (je fais ce que je peux avec les jeux de mots, on n’est que mardi après tout 😀 ), on veut des patates rissolées bien dorées.

Sauvons les croûtes - Saucisses, champignons et patates rissoléesDécoupez de belles tranches épaisses de champignons, on veut de la texture, pas des champignons tout mous. Les saucisses sont prêtes? On les sort du four, on les découpe en rondelles et on les réserve. Les patates sont prêtes? On les ajoute aux saucisses. Faites chauffer les champignons à sec à même le poêlon qui aura servi à faire cuire les patates.

Tant qu’à sauver des croûtes, aussi bien se sauver de vaisselle sale supplémentaire!

Sauvons les croûtes - Champignons et oignon rougeC’est le temps de rajouter un peu de fraîcheur dans le plat. Prenez un demi-oignon rouge et faites de belles rondelles. Hop, on réserve avec le reste.

Cassez les oeufs dans un bol et ajoutez-y la crème, le vin blanc, le sel et le poivre. Assurez-vous que les champignons continuent à dorer et non pas à brûler.

Ils sont meilleurs lorsqu’ils ne sont pas brûlés, je trouve, haha. 😀
— Un gars qui a hâte aux vacances

Sauvons les croûtes - Oeufs, crème et vin blancDécoupez les croûtes de pain en cubes et faites les griller une fois que les champignons ont été mis de côté. Râpez le fromage de votre choix. J’ai personnellement choisi trois restants de fromages qui traînaient dans le réfrigérateur (je suis certain que vous aurez quelque chose qui traînera dans le frigo durant les fêtes, pas besoin de se casser la tête).

Dans une casserole assez grande, placez les croûtons de croûtes, les saucisses, l’oignon rouge, les patates rissolées, l’appareil d’oeufs/crème/vin blanc et saupoudrez de fromage râpé.

Sauvons les croûtes!Hop, on envoi dans un four préchauffé à 350° pendant 5 min puis on grille à feu élevé jusqu’à ce que le dessus soit doré.

Une fois le tout sorti du four, décorez d’oignons verts et servez. Je vous invite à prendre un verre de blanc pour accompagner, ça le fait parfaitement!

Santé!

Sauvons les croûtes - Le résultat!

Bouffe Nouvelles

St-Sauveur, comme j’aime ta saveur café

23 novembre 2015
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Ceux qui me connaissent le savent, j’aime trop beaucoup le café. Quand ce moment de la journée arrive, celui où mes lèvres rencontre ce liquide qui me tient debout dans les périodes intenses ou qui me relaxe lors d’une journée où je me permet de prendre le temps, je profite de chacune de ces secondes, chacune de ces minutes pour en savourer toutes les saveurs.

C’est un peu ça, savourer le moment, que j’ai fait samedi dernier. Lors du lancement du nouveau menu du café Ma Station situé au 161, St-Vallier Ouest dans mon ancien quartier chéri qu’est St-Sauveur. À deux pas du Pied Bleu, du Renard et la Chouette, du Griendel et de nombreux autres commerces que j’apprécie tant, Ma Station s’est vu changer énormément dans la dernière année. Une nouvelle apparence, puis finalement, un menu revu par nulle autre que la talentueuse chef Héloïse Leclerc. Son propriétaire, Dominic Dion, peut être fier de son établissement.

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Parmi le menu, on retrouve bagels garnis ou non, omelettes, gauffres géantes, pop corn, soupes, desserts et plus encore auxquels vous pourrez accorder vos papilles aux différentes boissons offertes (eau, cafés, thés, chai latté, chocolat chaud, milkshakes, jus ou spiritueux).

Parmi les desserts offerts, on retrouve une mousse choco-tofu complètement folle, un gâteau au fromage-dulce (graham à l’orange et au gingembre, dulce de leche à l’espresso Grand Barista), une mezzaluna (aubergine confite à la cannelle, crème fouettée, sauce chocolat et gaufrette sucrée), un cake courgette orange (courgette râpée, zeste d’orange et cannelle), un gâteau marbré choco-panais (purée de panais, extra chocolat), un carré choco-pois chicques (note : sans gluten, sans sucre ajouté) et un carré aux dattes. Vraiment, il y a de quoi plaire à toutes les dents sucrées à toutes heures de la journée.

ms-03Durant ma courte visite, j’ai pu goûter le latte du jardin (crème de carottes surmontée d’une micromousse de lait et garnie de sésame grillé et de café Authentico) servi en même temps qu’une salade avec vinaigrette à l’espresso qui vaut le détour, la gaufre géante caramel et café (sauce dulce de leche à l’espresso Grand Barista, crème fouettée infusée à froid au café, crumble de chocolat au café et aux noisettes, pastilles de chocolat noir), un chili végétarien (qui peut être servi végétalien si vous le prenez sans la crème sure) auquel on ajoute un espresso selon ce que nos papilles préfèrent pour finir la dégustation avec la mousse choco-tofu.

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À deux pas du centre-ville, je vous invite fortement à découvrir cet établissement qui saura vous convenir que vous aimiez le café ou non. Son menu qui fera également plaisir aux vététariens et végétaliens qui sont encore trop laissés pour compte à Québec est un gros plus selon moi. Ma Station, c’est un café sympathique à découvrir en menu midi, sur le pouce, entre les cours ou bien la fin de semaine.

Bouffe Événement

Opinion masculine sur l’événement Thé à la mode

25 octobre 2015
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Hier après-midi, 3e samedi du mois, j’étais convié à participer à Thé à la mode à l’Auberge Saint-Antoine. L’événement qui revient mois après mois mélange thés, bouchées et parade de mode. On s’entend que la curiosité d’essayer quelque chose de nouveau et la gourmandise m’ont interpelés plus rapidement que l’accent mode de l’événement, mais « Oh, surprise! », j’ai finalement été fort impressionné par cette partie de l’événement.
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On retrouve, à ces défilés de mode, des créations d’ici. C’est une opportunité simple et rafraîchissante à saisir si vous avez moindrement un intérêt pour ça. J’avais peur de tomber sur une collection exclusive aux femmes pour des raisons évidentes, mais bien que le ratio n’était pas 50/50, il y avait également plusieurs modèles intéressants pour la gente masculine.

Ce mois-ci, on avait sous les yeux des bottes et mocassins de la boutique Amimoc située dans le Petit Champlain. Quand j’ai appris que j’allais assister à une présentation de mocassins, j’étais sceptique que j’allais trouver chaussure (ou bottes, dans ce cas-ci) à mon pied, mais je fût agréablement surpris par ce que j’ai vu défiler. La seule raison qui m’a fait hésiter de m’en procurer une paire est le fait que je viens tout juste de m’en procurer une belle paire pour la saison.

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La parade de mode se déroule autour des tables question d’admirer de près et de loin la collection. L’ambiance chaleureuse du Saint-Antoine et le fait qu’on puisse interagir avec les mannequins lorsqu’ils défilent près de nous fait qu’on s’y sent également très à l’aise. Les bouchées servies et la théière du thé de votre choix sauront également vous divertir lorsqu’une création vous intéressera moins (dans les rares cas où ça pourra vous arriver).

Des bouchées salées (sandwichs aux concombres et mayonnaise à la menthe, sandwichs au saumon fumé et fromage à la crème à l’aneth, sandwichs au gravlax de boeuf, sandwichs aux oeufs, etc.) préparées par le chef Louis Pacquelin et des mignardises en tous genres (divines tartelettes poire-chocolat, macarons à la crème de marrons et garniture de clémentines confites si je ne me trompe pas, croquants aux pacanes et sa purée de pommes poêlées sur mini gâteau au fromage, chou dont j’ai oublié les saveurs mais qui était, comme le reste, délicieux, sans oublier le classique scone et sa clotted cream qui était à la lime si je ne m’abuse, etc.) préparées par le chef pâtissier Yves-Marie Rolland.

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Merci à l’amie Rachel sans qui je n’aurais pas appris ce qu’est de la clotted cream. C’est une autre bien belle découverte, ça, qui se rajoute à la découverte de cet événement mensuel que vous ne devriez pas rater! 😉

Bouffe

Oktoberfest, choucroute garnie et bières

22 octobre 2015
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Bon, on a déjà bien entamé le mois d’octobre! Les feuilles tombent, la neige a commencé à pointer le bout de son nez, les foulards sont sortis et l’envie d’organiser des soirées entre amis pour partager de grands plats de gratins et de mijotés réconfortants se fait sentir. Ce billet se voudra rédigé à cette image.

Juste avant mon déménagement, plus tôt cet été, j’ai tenu à inviter quelques amis et membres de la famille afin de passer les 6L de choucroute que j’avais préparé pour ce billet (sans trop réfléchir au fait que je devais déménager, on a donc rendu l’utile à l’agréable). J’allais recevoir ma gang avec fierté, ce soir-là, c’était choucroute garnie et bretzels pour tout le monde (j’ai peaufiné ma recette depuis ce billet, je vous reviens là-dessus éventuellement)!

gabPinte

Si vous avez suivi les étapes de transformation du chou en choucroute (couper, saler, laisser fermenter puis dessaler avant l’utilisation), on sera au même diapason.

Ce 3L de #choucroute passe au cash ce soir! #oktoberfest #julifest #sauerkraut #omNomNom

Une photo publiée par Étienne Richard (@etienne_richard) le

Notez bien que vous pouvez aussi en acheter du marché, mais que puisque le produit est industrialisé vous n’obtiendrez pas la texture rustique que j’apprécie tant lorsqu’on la coupe au couteau plutôt que la râper (et c’est 1000 fois plus satisfaisant de la faire, mais ce n’est que mon opinion).

À Québec, si vous ne voulez pas la faire, je vous dirais d’aller chez William J. Walter, tout simplement. Profitez-en pour y acheter quelques saucisses tant qu’à y être (parce que si vous n’avez pas préparé votre propre choucroute, mon petit doigt me dit que vous n’avez pas fait votre saucisse).

Choucroute : check!
Saucisses : check!
Bretzels : check!
…et là?

Choucroute garnie
LISTE DES INGRÉDIENTS

  • 1L de choucroute
  • 100g de lard salé
  • Quelques branches de thym
  • 4-5 oignons jaunes
  • 1 c. à thé de poivre du moulin
  • 250ml de vin blanc sec (comme le Pfaff Riesling Cuvée Jupiter ou le Hirsch Zöbing Riesling Kamptal)
  • 1 c. à soupe de moutarde forte
  • 100ml de vinaigre de pomme
  • 150ml de jus de pomme
  • des saucisses maison ou du boucher et/ou du jambon braisé, etc. (pensez aux bons produits Gibiers Canabec par exemple)
  • baies de genièvre
  • feuilles de laurier

Prêts? On commence, tu vas voir c’est hyper simple.

Partir les saucisses (ou tout autre type de viande de votre choix, pensez à faire des mélanges de volailles, de charcuterie et de venaisons afin d’augmenter la variété et plaire à tout le monde si vous avez le budget et le temps) au four en prenant soin d’y jeter un oeil de temps de sorte à les retourner ou ajuster la température au besoin.

Prendre le lard salé et en faire des lanières fines. Ce qu’on veut avoir c’est le plus de surface de contact avec le chaudron de sorte à ce que le gras fonde plus rapidement. Faire cuire dans un chaudron qui saura en mesure de contenir toute votre préparation afin d’en ressortir les lardons et d’avoir assez de gras liquide au fond (non, ce n’est pas ce que j’ai fait sur la photo, oui, c’est ce que j’ai fait par la suite). Ajouter les branches de thym. D’ailleurs, ici, il est fort possible que j’y aie rajouté un peu de bière, parce que « Eh bien, pourquoi pas? » .

grosplan

Couper les oignons à votre convenance. Vous préférez ne pas avoir trop de texture? En cubes. Sinon, en rondelles. Faire suer les oignons dans le gras et un rajout (facultatif) de baie de genièvre et d’une ou deux feuilles de laurier. Pas besoin de saler vu qu’on fait cuire à même le gras de lard salé.

J’aime bien les laisser fondre et devenir pratiquement translucides super lentement à basse température (ça me permet de faire le reste de la préparation pendant que ça devient délicieux sans que j’aie à m’en préoccuper), mais ça se fait facilement en une dizaine de minutes à un feu un peu plus élevé.

lardoignons

Déglacer les sucs au fond du chaudron avec le vin blanc (profitez-en donc pour vous en servir un verre à vous et à toute aide apportée, bonus d’être en cuisine). Assurez-vous de bien gratter le tout au fond du chaudron question d’aller déloger toute les saveurs. Ajouter la moutarde et brasser de sorte à créer un mélange homogène. Mesurer 100ml dans une tasse à mesurer puis y ajouter la quantité pour arriver à 250ml avec du jus de pomme (ajout de 150ml, donc) et intégrer le tout au mélange. Un peu de poivre du moulin. Retirer les baies de genièvre et les feuilles de laurier.

chou

Sortir la viande du four et la laisser reposer. Assurez-vous d’avoir dessalé la choucroute à l’eau et d’avoir égoutté le tout. Rajouter le chou fermenté au chaudron et laisser cuire à feu moyen une dizaine de minutes.

Pendant que ça cuit, que le chou se prend une claque de toutes ces saveurs extraordinaires, je m’occupe à préparer la viande. Bien sûr, vous pouvez servir les saucisses entières dans chacune des assiettes, mais des fois les gens ont l’appétit plus gros que la panse et il y a des pertes dans les assiettes. Le gaspillage, on n’aime pas ça et il y a moyen de rendre ça sympathique à l’oeil sans avoir le morceau en entier dans l’assiette! Je vous invite donc à diviser les morceaux de viandes. Pour les saucisses, je vous invite à faire des tronçons de 2-2,5″.

Je vous invitais plus haut à découvrir les produits Gibiers Canabec et j’aimerais vous inciter à en profiter pour en essayer plusieurs dans la choucroute garnie. Comme ça, plusieurs personnes peuvent y goûter et se faire un avis sur leurs différents produits et ce n’est vraiment pas si cher pour des viandes qu’on n’a pas trop l’habitude de se faire sur une base régulière.

Qu’est-ce qui est offert dans leur section de produits confits?

  • Cuisse de pintade confites
  • Cuisse de canard confites
  • Cuisse de lapin confites
  • Gésiers de canard confits
  • Effiloché de canard confit

Ça sent bon, ça goûte bon et on n’a qu’à réchauffer puisque la cuisson est déjà faite. Allez, court à l’épicerie! Et ça, c’est sans compter leurs autres produits, mais je vous en parlerai plus en détails très bientôt.

La choucroute est bien belle, la viande est prête, vous avez peut-être préparé quelques légumes en à côté, peut-être de la salade en accompagnement et vous êtes prêts à dresser les plats de service et faire approcher vos invités à table? Bon appétit!

choucroute

Je vous invite à préparer des bretzels en début d’après-midi et des sauces moutarde et miel pour sustenter vos invités qui vous tourneront autour pendant la préparation du plat principal. Un plateau de fromages reste aussi toujours une excellente idée.

pretzels

C’est le temps d’ouvrir les bouteilles et de faire la fête, que ce soit à l’approche d’octobre ou n’importe quand dans l’année (j’ai organisé des partys choucroute en septembre, octobre, novembre et même en juin alors je crois qu’on est bon pour dire que toutes les périodes de l’année sont bonnes pour les festivités et les bons moments en famille ou avec les amis).

Bouffe

La Buche : qualité, quantité et franche bonne humeur

1 octobre 2015
cover-laBuche

Hier soir, c’était l’automne, mais pour plusieurs (moi inclu) c’était aussi un peu le temps des sucres. C’est que, conviés à déguster (notez qu’il y a une distinction claire entre les mots « goûter » et « déguster ») différents plats offerts sur le menu du restaurant La Buche qui a pied sur la Rue Saint-Louis à deux pas du Château Frontenac.

Si vous suivez les amis (@tranche_de_pain, @hungryrachel, @mhharnois, @laptitefourchette, @camille_brunelle, @sylvie_isabelle, @misspapila et bien d’autres) sur Instagram, vous savez très bien ce à quoi je fais référence. Une multitudes de plats les plus succulents les uns que les autres se sont enchaînés, voir même superposés, durant la soirée afin de nous montrer de quel bois La Buche se chauffe. Imaginez un buffet de Noël pendant le temps des sucres, c’est de ce genre de bois qu’ils se chauffent.

Une ambiance chaleureuse, un décor rustique moderne (moi qui m’étais dis de ne jamais utilisé cette expression-là, haha), un excellent service, de la musique Québécoise sans nécessairement y aller uniquement dans le rigodon (on a même eu droit à un succès des BB où, évidemment, quelques tablées se sont mis à chanter de bon coeur). Tout ça est livré en gardant une attention particulière à la qualité des plats.

Traitez-moi de snob, mais je ne suis pas fan des cabanes à sucre quand ce n’est pas celle de mon père. Du jambon avec du sirop d’érable dessus, des oeufs noyés au sirop d’érable, des fèves au lard drapées de sirop d’érable et j’en passe… très peu pour moi. Le jambon et le pâté à la viande se doivent de ne pas être secs et fades, les fèves au lard se doivent d’être gouteuses (points bonus s’ils sont cuitent dans le lard salé), les oeufs doivent être cuits à même le sirop d’érable. Mon père ne fait rien à moitié et, joie, à La Buche non plus.

C’est dans cette ambiance festive qu’on a vu défiler tartares (de saumon et de cerf, tout deux excellents), gravlax fumé maison, ragoût d’patte, jambon à bière braisé 24h (oui, l’orthographe est correcte 🙂 ), tourtière, pâté chinois inversé, poutine maison, croquettes de pâté à viande frites, soupe au pois avec sa garniture de lard et de pois frits, ailes de lapin avec sa sauce ranch, fèves au lard, effiloché et osso buco de porc à l’érable, pouding du chômeur, tire d’érable et sucre à la crème.

Pratiquement tous les plats sont servis soit avec purée de pommes de terre, soit avec un excellent ketchup aux fruits maison et/ou bien des légumes. On t’y accueilles comment? Avec des concombres marinés à la moutarde, des betteraves dans le vinaigre, pains maison et les meilleures oreilles de Christ que t’as mangé de ta vie (on est unanimes là-dessus)! Avoues, t’as faim un peu là, hein? Moi aussi.

Le menu sous forme de plats à partager tel qu’on l’a vécu hier soir devrait faire son apparition au restaurant durant le mois d’octobre et si vous pensez réserver pour votre party de Noël, je me dépêcherais parce que les disponibilités vont partir très rapidement.

Ça, c’est juste une partie du menu. C’est fou, hein? Puis à La Buche, on ne te reçoit pas avec un grand sourire uniquement le soir et la fin de semaine. Le brunch est servi de 8h à 14h en tout temps, le menu midi en semaine est de 11h30 à 16h à partir de 16$ et le menu de soirée est servi de 16h à 23h30. Bon, moi je vous laisse, je me suis donné une faim de loup.

Pour vous tirer une buche (mine de rien, je me trouve pas mal drôle) je vous invite à visiter leur page Facebook, aller sur leur site, puis pour lire le menu en chemin vers là-bas parce que je t’ai trop donné faim, c’est par ici. Bon appétit, vous me remercierez plus tard!

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Bouffe Carnet de voyage

Hawaii, poutine et loco moco

3 septembre 2015
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Partir ailleurs, voir différemment, en apprendre plus sur le monde, relaxer et découvrir de nouvelles saveurs, c’est plus fort que moi. Sur les voyages de longues durées — disons plus de dix jours —, je ne sais pas pourquoi, mais —appelons ça le mal du pays— j’ai une irrésistible envie de manger une bonne poutine de casse-croûte. S’en est d’ailleurs devenu une tradition lors du retour au Québec.

Dès que je le peux, je me régale de ce plat gras, salé et oh combien délicieux. Appelons ça le syndrome « pantoufles en Phentex », ça doit être une question de confort. Notez bien que ça ne m’empêche pas d’en profiter en voyage. Quand je suis ailleurs, je suis ailleurs.

Un touriste au Québec en quête de s’imprégner de la culture locale se la fera conseiller la majorité du temps. C’est pratiquement un emblème, une obligation d’y goûter, une sorte de rite de passage. Pourtant, on va se le dire, à première vue la poutine ce n’est pas super sexy. Un mélange simple, mais qui ressemble souvent à une bouillie hétéroclite qui ne semble pas super saine à ingérer (avec raisons, avouons-le).

Les Hawaiiens ont un équivalent : le loco moco. Gras, salé et tellement bon! On donne l’origine du plat à la famille Inouye qui s’occupait du Lincoln Grill à Hilo en 1949. L’histoire raconte qu’un groupe de jeunes d’une équipe sportive, les Lincoln Wreckers, auraient un soir commandé à la cuisinière, madame Inouye, un bol de riz couvert d’une boulette de hamburger, d’un oeuf frit et d’un peu de sauce brune, plein d’ingrédients qui ne coûtent pas cher mais qui valent leur poids en terme d’énergie. Au plus grand malheur des diététistes de ce monde, mais au grand bonheur des estomacs des Hawaiiens et des touristes (moi, entre autres), le loco moco était né.

Un peu comme la poutine, malgré une composition très simple, grasse et salée (riz/boulette/oeuf frit/sauce brune VS frites/fromages en grains/sauce brune) le met a pu subir quelques itérations ici et là à travers le temps.

Ici, on retrouve des poutines galvaudes, d’autres au bacon et aux oignons, à différents fromages, etc. et ce, même si c’est souvent synonyme de sacrilège pour plusieurs. À Hawaii, c’est un peu le même principe. Même si la recette de base est celle qu’on retrouve le plus couramment, on en trouve aux fruits de mer (vu la proximité et la fraîcheur, ça fait beaucoup de sens), à la viande fumée et plus encore.

Ce plat qu’on peut trouver du matin au soir est l’un de mes coups de coeur en terme de découverte gourmande et ça me fait plaisir de vous présenter mes deux versions maison. Les photos sont de Catherine Côté. Je me suis amusé à retravailler la recette de base en jouant avec les textures et les saveurs et ça a donné une version pleine de viande, de gras et d’oeuf coulant et une autre aux saveurs de la mer (mais tout aussi grasse, salée et délicieuse, on reste dans la thématique). 😀

« LE MONSTRE MARIN »
Commençons donc avec le loco moco marin qui regorge de fruits de mer, de légendes de chasse à la baleine et autres monstres tentaculaires (bon, ça y est, je m’emporte). Sa sauce crémeuse devrait vous transporter directement sur le bord de la plage.

INGRÉDIENTS (pour 2 personnes)
Riz

  • 1 tasse de riz blanc
  • 1 tasse de bouillon de poulet
  • 1 tasse d’eau
  • 30g de sel de mer

Sauce blanche

  • 100g de beurre
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 250g de crème
  • 1 tasse de jus de palourdes
  • 1 tasse de bouillon de poulet
  • sel et poivre du moulin
  • 3 gousses d’ail
  • ciboulette
  • le zeste et le jus d’un citron

Garniture

  • 200g de crevettes crues décortiquées
  • 2 gros pétoncles
  • quelques moules
  • ½ tasse de vin blanc
  • 1 échalote française hachée finement
  • beurre
  • 2 oeufs

PROCÉDURE

  1. Préparer le riz en l’ajoutant aux liquides lorsque ça bout, agitez une fois, mettre le couvercle et fermer le feu. Une fois le riz cuit (environ 10 minutes plus tard), saupoudrez de sel et mettre de côté.
  2. Pendant que votre riz cuit dans son bain chaud, faire fondre le beurre auquel vous ajouterez la farine afin de faire un roux. Ajouter le jus de palourde de façon progressive au fouet afin d’éviter les grumeaux. Une fois la sauce homogène, incorporer le bouillon de poulet, l’ail finement haché, sel/poivre, la ciboulette hachée finement et le zeste de citron.
  3. Faire revenir l’échalote française dans un peu de beurre. Mouiller au vin blanc et porter à ébullition. À ce moment-là, ajouter les moules et les cuire à feu élevé. Attendre quelques minutes que les moules ouvrent, soit le temps de se couler un verre de blanc et de lire le reste des instructions, et jeter celles qui ne se sont pas ouvertes. Ajouter les crevettes et les faire revenir une minute environ.
  4. Dorer les pétoncles, puis frire les les oeufs dans le beurre (en s’assurant que le jaune reste coulant).
  5. Commencer le «volcan» avec le riz, puis les fruits de mer, la sauce, l’oeuf frit puit le pétoncle. Garnir de ce que vous avez sous la main et dégustez avec le blanc de tout à l’heure. Santé!
Crédit photo : Catherine Côté

Crédit photo : Catherine Côté

« EL LOCO »
Maintenant, je sens que je ferai plaisir aux amateurs de viande. Au début, je l’appelais « le monstre », ça vous donne une idée. Un loco moco à saveur estivale qui plaira au fanatique du barbecue. Beaucoup de viande, beaucoup de gras, beaucoup de sel et (évidemment) beaucoup de plaisir en bouche.

La recette demande une bouteille de type stout, mais ajoutez uniquement une tasse dans la sauce. Le reste, c’est pour boire en attendant que tout soit prêt, évidemment!

INGRÉDIENTS (pour 2 personnes)
Riz

  • 1 tasse de riz
  • 1 tasse de bouillon de poulet
  • 1 tasse d’eau

Sauce brune

  • 2 tasse de bouillon de boeuf
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • 1 bière de type stout
  • 2 cuillères à soupe de moutarde forte
  • 1 feuille de laurier
  • sel et poivre du moulin
  • origan

Garniture

  • suggestions de viandes :
    • poitrine de boeuf (ou brisket, une recette suivra cet automne),
    • porc effiloché (une recette cet automne également),
    • canard confit (essayez donc les produits Gibiers Canabec), etc.
  • 2 tasses de vinaigre de cidre
  • ail, cumin, paprika fort fumé, sel, poivre, sucre (allez-y donc à l’oeil, il faut savoir s’amuser en cuisine chacun a ses préférences)
  • 2 oignons
  • champignons blancs
  • oignons frits
  • oignons verts
  • persil
  • beurre
  • 2 oeufs

PROCÉDURE

  1. Peu importe votre choix effectué plus haut, prenez une quantité de viande que vous venez de préparer et faites la chauffer (je vous conseille de prévoir le tout un peu d’avance étant donné que la poitrine de boeuf et le porc effiloché cuisent lentement sur de longues durées, sinon les produits de Gibiers Canabec se réchauffent le temps de le dire).
  2. Préparer le riz en l’ajoutant aux liquides lorsque ça bout, agitez une fois, mettre le couvercle et fermer le feu. Une fois le riz cuit (environ 10 minutes plus tard), saupoudrez de sel et mettre de côté.
  3. Diluez la farine à 1/2 tasse de bouillon. Lorsque le mélange sera homogène, ajoutez le reste du bouillon ainsi qu’une tasse de bière, la moutarde forte, le laurier et les autres assaisonnements. Faire cuire en agitant de temps à autre jusqu’à obtention d’une sauce épaisse.
  4. Faire revenir les oignons hachés finement dans un peu de beurre ou d’huile. Y ajoutez des tranches épaisses (important!) de champignons blancs jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Frire les oeufs.
  5. Dans l’ordre, on met le riz, la viande, les oignons/champignons, la sauce et l’oeuf frit. Garnir d’oignons frits, d’oignons verts et/ou de persil.
Crédit photo : Catherine Côté

Crédit photo : Catherine Côté

Juste d’y penser je salive. Je sens que ça donnera le goût à d’autres que moi d’essayer une et/ou l’autre des deux versions de mon loco moco. Si vous en faites un, dites-moi ce que vous en pensez, bon appétit! 🙂