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Le shaka, un symbole, un mode de vie

25 juillet 2015
Carnet de voyage - Hawaii - Le Shaka

Note : Je sais, je sais, ça fait un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles. Le déménagement et l’installation dans mon nouveau chez moi me prend tout mon temps, mais je pense à vous non-stop, gang. C’est pourquoi je ne publie plus de façon régulière, mais le programme hebdomadaire devrait reprendre sous peu.

De par le monde, il y a des signes que l’on reconnaît comme universels et d’autres qui sont propres à certaines cultures. Lever le doigt pour demander droit de parole, le doigt d’honneur pour faire signe de mécontentement, les pouces levés et baissés pour indiquer un accord ou un désaccord et plusieurs autres signes de la main ou du reste du corps qu’on reconnaît facilement à force d’usage.

À Hawaii, il y en a un qui prédomine les autres. Vous ne pouvez pas, je crois, y aller sans le découvrir. Il est affiché partout, autant sur les édifices que sur les produits destinés aux touristes. Le shaka, représenté par la main où tous mes doigts sont recroquevillés excepté le pouce et l’auriculaire, est roi à Hawaii.

Le shaka - Illustration d'Étienne Richard

Souvent, la signe de la main est accompagné d’un mouvement de rotation du poignet afin d’assurer une certaine visibilité. Le shaka représente l’essence même de ce qu’est le « Aloha Spirit ». Il signifie « merci », « après-vous », « prends ça cool », « ça roule? » et sûrement une tonne d’autres marques de politesse.

En bon touriste, j’ai vite prit l’habitude de m’en servir. M’en servir… ouais d’accord, en abuser. À quoi bon être en vacances à l’étranger si ce n’est pas pour me conformer à 100% aux coutumes locales? 🙂

La majorité du temps, on s’en sert en voiture afin de laisser passer l’automobiliste d’en face, parce qu’on est à Hawaii, qu’il fait beau, qu’on est relax et que deux secondes de plus ne vont pas nous retarder dans notre planification quotidienne (lire : aucune planification). On devrait prendre l’habitude d’être courtois comme ça, ici. Ça fait toute une différence sur l’ambiance générale. Surtout l’été, avec les partys de cônes oranges un peu partout et la chaleur, on perd parfois patience rapidement, mais à quoi bon dans le fond?

ANECDOTE :

Après une quinzaine de jours de voyage, j’ai entendu un camion klaxonner.
Pour. La. Première. Fois.

En deux semaines… c’était le premier coup de klaxon qui se faisait entendre. Je n’en revenais pas. Ce petit événement anodin m’a fait me rendre compte que le Aloha Spirit dont j’entendais parler depuis quelques semaines avait un réel impact sur la façon de vivre et d’agir en société là-bas.

Ici, ça klaxonne à gauche et à droite tellement on est « donc bien pressés » d’arriver/partir du boulot. Pourtant, prendre son gaz égal, c’est plus facile qu’on pense (et tellement plus cool comme mode de vie).

FIN DE L’ANECDOTE

Pour en revenir au shaka, les surfeurs s’en servent pour laisser une vague à un autre surfeur (même chose en vélo ou en auto, c’est plutôt universel comme geste). Le shaka s’apparente justement à ce sport nautique puisque la démocratisation de ce signe de la main d’origine Hawaiienne et Portoricaine découlerait justement des compétitions de surf. C’est une courtoisie, chacun sa vague, chacun son tour.

« Hang loose », une expression intimement liée au shaka, fait constamment référence au fait qu’on se doit de prendre ça cool, pour les autres, mais pour nous aussi. Ça peut paraître con à dire, mais le bien-être engendre le bien-être (un peu comme le négativisme engendre le négativisme, mais à l’inverse). Personne n’est pressé, tout le monde est cool, tout le monde est bien et tout le monde sourit tout le temps. C’est aussi un peu ça Hawaii.

Après trois semaines de vacances là-bas (qui m’ont parues durer 2 mois tellement j’étais décontracté en revenant), je dois dire qu’il m’est arrivé à quelques reprises de faire le signe de la main ici, à Québec, comme si mon corps me disait que ça me ferait du bien, que ça ferait du bien aux gens. Évidemment, quand les gens ne reconnaissent pas le geste, ça paraît étrange. Le but de ce billet est donc de le faire connaître avec le désir que ça prenne de l’ampleur et qu’on commence, nous aussi, à reconnaître qu’on peut être cool et détendu.

Restez cool, restez zen. Aloha!

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