Bouffe Nouvelles

St-Sauveur, comme j’aime ta saveur café

23 novembre 2015

Ceux qui me connaissent le savent, j’aime trop beaucoup le café. Quand ce moment de la journée arrive, celui où mes lèvres rencontre ce liquide qui me tient debout dans les périodes intenses ou qui me relaxe lors d’une journée où je me permet de prendre le temps, je profite de chacune de ces secondes, chacune de ces minutes pour en savourer toutes les saveurs.

C’est un peu ça, savourer le moment, que j’ai fait samedi dernier. Lors du lancement du nouveau menu du café Ma Station situé au 161, St-Vallier Ouest dans mon ancien quartier chéri qu’est St-Sauveur. À deux pas du Pied Bleu, du Renard et la Chouette, du Griendel et de nombreux autres commerces que j’apprécie tant, Ma Station s’est vu changer énormément dans la dernière année. Une nouvelle apparence, puis finalement, un menu revu par nulle autre que la talentueuse chef Héloïse Leclerc. Son propriétaire, Dominic Dion, peut être fier de son établissement.

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Parmi le menu, on retrouve bagels garnis ou non, omelettes, gauffres géantes, pop corn, soupes, desserts et plus encore auxquels vous pourrez accorder vos papilles aux différentes boissons offertes (eau, cafés, thés, chai latté, chocolat chaud, milkshakes, jus ou spiritueux).

Parmi les desserts offerts, on retrouve une mousse choco-tofu complètement folle, un gâteau au fromage-dulce (graham à l’orange et au gingembre, dulce de leche à l’espresso Grand Barista), une mezzaluna (aubergine confite à la cannelle, crème fouettée, sauce chocolat et gaufrette sucrée), un cake courgette orange (courgette râpée, zeste d’orange et cannelle), un gâteau marbré choco-panais (purée de panais, extra chocolat), un carré choco-pois chicques (note : sans gluten, sans sucre ajouté) et un carré aux dattes. Vraiment, il y a de quoi plaire à toutes les dents sucrées à toutes heures de la journée.

ms-03Durant ma courte visite, j’ai pu goûter le latte du jardin (crème de carottes surmontée d’une micromousse de lait et garnie de sésame grillé et de café Authentico) servi en même temps qu’une salade avec vinaigrette à l’espresso qui vaut le détour, la gaufre géante caramel et café (sauce dulce de leche à l’espresso Grand Barista, crème fouettée infusée à froid au café, crumble de chocolat au café et aux noisettes, pastilles de chocolat noir), un chili végétarien (qui peut être servi végétalien si vous le prenez sans la crème sure) auquel on ajoute un espresso selon ce que nos papilles préfèrent pour finir la dégustation avec la mousse choco-tofu.

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À deux pas du centre-ville, je vous invite fortement à découvrir cet établissement qui saura vous convenir que vous aimiez le café ou non. Son menu qui fera également plaisir aux vététariens et végétaliens qui sont encore trop laissés pour compte à Québec est un gros plus selon moi. Ma Station, c’est un café sympathique à découvrir en menu midi, sur le pouce, entre les cours ou bien la fin de semaine.

Bouffe Événement

Opinion masculine sur l’événement Thé à la mode

25 octobre 2015

Hier après-midi, 3e samedi du mois, j’étais convié à participer à Thé à la mode à l’Auberge Saint-Antoine. L’événement qui revient mois après mois mélange thés, bouchées et parade de mode. On s’entend que la curiosité d’essayer quelque chose de nouveau et la gourmandise m’ont interpelés plus rapidement que l’accent mode de l’événement, mais « Oh, surprise! », j’ai finalement été fort impressionné par cette partie de l’événement.
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On retrouve, à ces défilés de mode, des créations d’ici. C’est une opportunité simple et rafraîchissante à saisir si vous avez moindrement un intérêt pour ça. J’avais peur de tomber sur une collection exclusive aux femmes pour des raisons évidentes, mais bien que le ratio n’était pas 50/50, il y avait également plusieurs modèles intéressants pour la gente masculine.

Ce mois-ci, on avait sous les yeux des bottes et mocassins de la boutique Amimoc située dans le Petit Champlain. Quand j’ai appris que j’allais assister à une présentation de mocassins, j’étais sceptique que j’allais trouver chaussure (ou bottes, dans ce cas-ci) à mon pied, mais je fût agréablement surpris par ce que j’ai vu défiler. La seule raison qui m’a fait hésiter de m’en procurer une paire est le fait que je viens tout juste de m’en procurer une belle paire pour la saison.

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La parade de mode se déroule autour des tables question d’admirer de près et de loin la collection. L’ambiance chaleureuse du Saint-Antoine et le fait qu’on puisse interagir avec les mannequins lorsqu’ils défilent près de nous fait qu’on s’y sent également très à l’aise. Les bouchées servies et la théière du thé de votre choix sauront également vous divertir lorsqu’une création vous intéressera moins (dans les rares cas où ça pourra vous arriver).

Des bouchées salées (sandwichs aux concombres et mayonnaise à la menthe, sandwichs au saumon fumé et fromage à la crème à l’aneth, sandwichs au gravlax de boeuf, sandwichs aux oeufs, etc.) préparées par le chef Louis Pacquelin et des mignardises en tous genres (divines tartelettes poire-chocolat, macarons à la crème de marrons et garniture de clémentines confites si je ne me trompe pas, croquants aux pacanes et sa purée de pommes poêlées sur mini gâteau au fromage, chou dont j’ai oublié les saveurs mais qui était, comme le reste, délicieux, sans oublier le classique scone et sa clotted cream qui était à la lime si je ne m’abuse, etc.) préparées par le chef pâtissier Yves-Marie Rolland.

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Merci à l’amie Rachel sans qui je n’aurais pas appris ce qu’est de la clotted cream. C’est une autre bien belle découverte, ça, qui se rajoute à la découverte de cet événement mensuel que vous ne devriez pas rater! 😉

Bouffe

Oktoberfest, choucroute garnie et bières

22 octobre 2015

Bon, on a déjà bien entamé le mois d’octobre! Les feuilles tombent, la neige a commencé à pointer le bout de son nez, les foulards sont sortis et l’envie d’organiser des soirées entre amis pour partager de grands plats de gratins et de mijotés réconfortants se fait sentir. Ce billet se voudra rédigé à cette image.

Juste avant mon déménagement, plus tôt cet été, j’ai tenu à inviter quelques amis et membres de la famille afin de passer les 6L de choucroute que j’avais préparé pour ce billet (sans trop réfléchir au fait que je devais déménager, on a donc rendu l’utile à l’agréable). J’allais recevoir ma gang avec fierté, ce soir-là, c’était choucroute garnie et bretzels pour tout le monde (j’ai peaufiné ma recette depuis ce billet, je vous reviens là-dessus éventuellement)!

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Si vous avez suivi les étapes de transformation du chou en choucroute (couper, saler, laisser fermenter puis dessaler avant l’utilisation), on sera au même diapason.

Ce 3L de #choucroute passe au cash ce soir! #oktoberfest #julifest #sauerkraut #omNomNom

Une photo publiée par Étienne Richard (@etienne_richard) le

Notez bien que vous pouvez aussi en acheter du marché, mais que puisque le produit est industrialisé vous n’obtiendrez pas la texture rustique que j’apprécie tant lorsqu’on la coupe au couteau plutôt que la râper (et c’est 1000 fois plus satisfaisant de la faire, mais ce n’est que mon opinion).

À Québec, si vous ne voulez pas la faire, je vous dirais d’aller chez William J. Walter, tout simplement. Profitez-en pour y acheter quelques saucisses tant qu’à y être (parce que si vous n’avez pas préparé votre propre choucroute, mon petit doigt me dit que vous n’avez pas fait votre saucisse).

Choucroute : check!
Saucisses : check!
Bretzels : check!
…et là?

Choucroute garnie
LISTE DES INGRÉDIENTS

  • 1L de choucroute
  • 100g de lard salé
  • Quelques branches de thym
  • 4-5 oignons jaunes
  • 1 c. à thé de poivre du moulin
  • 250ml de vin blanc sec (comme le Pfaff Riesling Cuvée Jupiter ou le Hirsch Zöbing Riesling Kamptal)
  • 1 c. à soupe de moutarde forte
  • 100ml de vinaigre de pomme
  • 150ml de jus de pomme
  • des saucisses maison ou du boucher et/ou du jambon braisé, etc. (pensez aux bons produits Gibiers Canabec par exemple)
  • baies de genièvre
  • feuilles de laurier

Prêts? On commence, tu vas voir c’est hyper simple.

Partir les saucisses (ou tout autre type de viande de votre choix, pensez à faire des mélanges de volailles, de charcuterie et de venaisons afin d’augmenter la variété et plaire à tout le monde si vous avez le budget et le temps) au four en prenant soin d’y jeter un oeil de temps de sorte à les retourner ou ajuster la température au besoin.

Prendre le lard salé et en faire des lanières fines. Ce qu’on veut avoir c’est le plus de surface de contact avec le chaudron de sorte à ce que le gras fonde plus rapidement. Faire cuire dans un chaudron qui saura en mesure de contenir toute votre préparation afin d’en ressortir les lardons et d’avoir assez de gras liquide au fond (non, ce n’est pas ce que j’ai fait sur la photo, oui, c’est ce que j’ai fait par la suite). Ajouter les branches de thym. D’ailleurs, ici, il est fort possible que j’y aie rajouté un peu de bière, parce que « Eh bien, pourquoi pas? » .

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Couper les oignons à votre convenance. Vous préférez ne pas avoir trop de texture? En cubes. Sinon, en rondelles. Faire suer les oignons dans le gras et un rajout (facultatif) de baie de genièvre et d’une ou deux feuilles de laurier. Pas besoin de saler vu qu’on fait cuire à même le gras de lard salé.

J’aime bien les laisser fondre et devenir pratiquement translucides super lentement à basse température (ça me permet de faire le reste de la préparation pendant que ça devient délicieux sans que j’aie à m’en préoccuper), mais ça se fait facilement en une dizaine de minutes à un feu un peu plus élevé.

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Déglacer les sucs au fond du chaudron avec le vin blanc (profitez-en donc pour vous en servir un verre à vous et à toute aide apportée, bonus d’être en cuisine). Assurez-vous de bien gratter le tout au fond du chaudron question d’aller déloger toute les saveurs. Ajouter la moutarde et brasser de sorte à créer un mélange homogène. Mesurer 100ml dans une tasse à mesurer puis y ajouter la quantité pour arriver à 250ml avec du jus de pomme (ajout de 150ml, donc) et intégrer le tout au mélange. Un peu de poivre du moulin. Retirer les baies de genièvre et les feuilles de laurier.

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Sortir la viande du four et la laisser reposer. Assurez-vous d’avoir dessalé la choucroute à l’eau et d’avoir égoutté le tout. Rajouter le chou fermenté au chaudron et laisser cuire à feu moyen une dizaine de minutes.

Pendant que ça cuit, que le chou se prend une claque de toutes ces saveurs extraordinaires, je m’occupe à préparer la viande. Bien sûr, vous pouvez servir les saucisses entières dans chacune des assiettes, mais des fois les gens ont l’appétit plus gros que la panse et il y a des pertes dans les assiettes. Le gaspillage, on n’aime pas ça et il y a moyen de rendre ça sympathique à l’oeil sans avoir le morceau en entier dans l’assiette! Je vous invite donc à diviser les morceaux de viandes. Pour les saucisses, je vous invite à faire des tronçons de 2-2,5″.

Je vous invitais plus haut à découvrir les produits Gibiers Canabec et j’aimerais vous inciter à en profiter pour en essayer plusieurs dans la choucroute garnie. Comme ça, plusieurs personnes peuvent y goûter et se faire un avis sur leurs différents produits et ce n’est vraiment pas si cher pour des viandes qu’on n’a pas trop l’habitude de se faire sur une base régulière.

Qu’est-ce qui est offert dans leur section de produits confits?

  • Cuisse de pintade confites
  • Cuisse de canard confites
  • Cuisse de lapin confites
  • Gésiers de canard confits
  • Effiloché de canard confit

Ça sent bon, ça goûte bon et on n’a qu’à réchauffer puisque la cuisson est déjà faite. Allez, court à l’épicerie! Et ça, c’est sans compter leurs autres produits, mais je vous en parlerai plus en détails très bientôt.

La choucroute est bien belle, la viande est prête, vous avez peut-être préparé quelques légumes en à côté, peut-être de la salade en accompagnement et vous êtes prêts à dresser les plats de service et faire approcher vos invités à table? Bon appétit!

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Je vous invite à préparer des bretzels en début d’après-midi et des sauces moutarde et miel pour sustenter vos invités qui vous tourneront autour pendant la préparation du plat principal. Un plateau de fromages reste aussi toujours une excellente idée.

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C’est le temps d’ouvrir les bouteilles et de faire la fête, que ce soit à l’approche d’octobre ou n’importe quand dans l’année (j’ai organisé des partys choucroute en septembre, octobre, novembre et même en juin alors je crois qu’on est bon pour dire que toutes les périodes de l’année sont bonnes pour les festivités et les bons moments en famille ou avec les amis).

Bouffe

La Buche : qualité, quantité et franche bonne humeur

1 octobre 2015

Hier soir, c’était l’automne, mais pour plusieurs (moi inclu) c’était aussi un peu le temps des sucres. C’est que, conviés à déguster (notez qu’il y a une distinction claire entre les mots « goûter » et « déguster ») différents plats offerts sur le menu du restaurant La Buche qui a pied sur la Rue Saint-Louis à deux pas du Château Frontenac.

Si vous suivez les amis (@tranche_de_pain, @hungryrachel, @mhharnois, @laptitefourchette, @camille_brunelle, @sylvie_isabelle, @misspapila et bien d’autres) sur Instagram, vous savez très bien ce à quoi je fais référence. Une multitudes de plats les plus succulents les uns que les autres se sont enchaînés, voir même superposés, durant la soirée afin de nous montrer de quel bois La Buche se chauffe. Imaginez un buffet de Noël pendant le temps des sucres, c’est de ce genre de bois qu’ils se chauffent.

Une ambiance chaleureuse, un décor rustique moderne (moi qui m’étais dis de ne jamais utilisé cette expression-là, haha), un excellent service, de la musique Québécoise sans nécessairement y aller uniquement dans le rigodon (on a même eu droit à un succès des BB où, évidemment, quelques tablées se sont mis à chanter de bon coeur). Tout ça est livré en gardant une attention particulière à la qualité des plats.

Traitez-moi de snob, mais je ne suis pas fan des cabanes à sucre quand ce n’est pas celle de mon père. Du jambon avec du sirop d’érable dessus, des oeufs noyés au sirop d’érable, des fèves au lard drapées de sirop d’érable et j’en passe… très peu pour moi. Le jambon et le pâté à la viande se doivent de ne pas être secs et fades, les fèves au lard se doivent d’être gouteuses (points bonus s’ils sont cuitent dans le lard salé), les oeufs doivent être cuits à même le sirop d’érable. Mon père ne fait rien à moitié et, joie, à La Buche non plus.

C’est dans cette ambiance festive qu’on a vu défiler tartares (de saumon et de cerf, tout deux excellents), gravlax fumé maison, ragoût d’patte, jambon à bière braisé 24h (oui, l’orthographe est correcte 🙂 ), tourtière, pâté chinois inversé, poutine maison, croquettes de pâté à viande frites, soupe au pois avec sa garniture de lard et de pois frits, ailes de lapin avec sa sauce ranch, fèves au lard, effiloché et osso buco de porc à l’érable, pouding du chômeur, tire d’érable et sucre à la crème.

Pratiquement tous les plats sont servis soit avec purée de pommes de terre, soit avec un excellent ketchup aux fruits maison et/ou bien des légumes. On t’y accueilles comment? Avec des concombres marinés à la moutarde, des betteraves dans le vinaigre, pains maison et les meilleures oreilles de Christ que t’as mangé de ta vie (on est unanimes là-dessus)! Avoues, t’as faim un peu là, hein? Moi aussi.

Le menu sous forme de plats à partager tel qu’on l’a vécu hier soir devrait faire son apparition au restaurant durant le mois d’octobre et si vous pensez réserver pour votre party de Noël, je me dépêcherais parce que les disponibilités vont partir très rapidement.

Ça, c’est juste une partie du menu. C’est fou, hein? Puis à La Buche, on ne te reçoit pas avec un grand sourire uniquement le soir et la fin de semaine. Le brunch est servi de 8h à 14h en tout temps, le menu midi en semaine est de 11h30 à 16h à partir de 16$ et le menu de soirée est servi de 16h à 23h30. Bon, moi je vous laisse, je me suis donné une faim de loup.

Pour vous tirer une buche (mine de rien, je me trouve pas mal drôle) je vous invite à visiter leur page Facebook, aller sur leur site, puis pour lire le menu en chemin vers là-bas parce que je t’ai trop donné faim, c’est par ici. Bon appétit, vous me remercierez plus tard!

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Bouffe Carnet de voyage

Hawaii, poutine et loco moco

3 septembre 2015

Partir ailleurs, voir différemment, en apprendre plus sur le monde, relaxer et découvrir de nouvelles saveurs, c’est plus fort que moi. Sur les voyages de longues durées — disons plus de dix jours —, je ne sais pas pourquoi, mais —appelons ça le mal du pays— j’ai une irrésistible envie de manger une bonne poutine de casse-croûte. S’en est d’ailleurs devenu une tradition lors du retour au Québec.

Dès que je le peux, je me régale de ce plat gras, salé et oh combien délicieux. Appelons ça le syndrome « pantoufles en Phentex », ça doit être une question de confort. Notez bien que ça ne m’empêche pas d’en profiter en voyage. Quand je suis ailleurs, je suis ailleurs.

Un touriste au Québec en quête de s’imprégner de la culture locale se la fera conseiller la majorité du temps. C’est pratiquement un emblème, une obligation d’y goûter, une sorte de rite de passage. Pourtant, on va se le dire, à première vue la poutine ce n’est pas super sexy. Un mélange simple, mais qui ressemble souvent à une bouillie hétéroclite qui ne semble pas super saine à ingérer (avec raisons, avouons-le).

Les Hawaiiens ont un équivalent : le loco moco. Gras, salé et tellement bon! On donne l’origine du plat à la famille Inouye qui s’occupait du Lincoln Grill à Hilo en 1949. L’histoire raconte qu’un groupe de jeunes d’une équipe sportive, les Lincoln Wreckers, auraient un soir commandé à la cuisinière, madame Inouye, un bol de riz couvert d’une boulette de hamburger, d’un oeuf frit et d’un peu de sauce brune, plein d’ingrédients qui ne coûtent pas cher mais qui valent leur poids en terme d’énergie. Au plus grand malheur des diététistes de ce monde, mais au grand bonheur des estomacs des Hawaiiens et des touristes (moi, entre autres), le loco moco était né.

Un peu comme la poutine, malgré une composition très simple, grasse et salée (riz/boulette/oeuf frit/sauce brune VS frites/fromages en grains/sauce brune) le met a pu subir quelques itérations ici et là à travers le temps.

Ici, on retrouve des poutines galvaudes, d’autres au bacon et aux oignons, à différents fromages, etc. et ce, même si c’est souvent synonyme de sacrilège pour plusieurs. À Hawaii, c’est un peu le même principe. Même si la recette de base est celle qu’on retrouve le plus couramment, on en trouve aux fruits de mer (vu la proximité et la fraîcheur, ça fait beaucoup de sens), à la viande fumée et plus encore.

Ce plat qu’on peut trouver du matin au soir est l’un de mes coups de coeur en terme de découverte gourmande et ça me fait plaisir de vous présenter mes deux versions maison. Les photos sont de Catherine Côté. Je me suis amusé à retravailler la recette de base en jouant avec les textures et les saveurs et ça a donné une version pleine de viande, de gras et d’oeuf coulant et une autre aux saveurs de la mer (mais tout aussi grasse, salée et délicieuse, on reste dans la thématique). 😀

« LE MONSTRE MARIN »
Commençons donc avec le loco moco marin qui regorge de fruits de mer, de légendes de chasse à la baleine et autres monstres tentaculaires (bon, ça y est, je m’emporte). Sa sauce crémeuse devrait vous transporter directement sur le bord de la plage.

INGRÉDIENTS (pour 2 personnes)
Riz

  • 1 tasse de riz blanc
  • 1 tasse de bouillon de poulet
  • 1 tasse d’eau
  • 30g de sel de mer

Sauce blanche

  • 100g de beurre
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 250g de crème
  • 1 tasse de jus de palourdes
  • 1 tasse de bouillon de poulet
  • sel et poivre du moulin
  • 3 gousses d’ail
  • ciboulette
  • le zeste et le jus d’un citron

Garniture

  • 200g de crevettes crues décortiquées
  • 2 gros pétoncles
  • quelques moules
  • ½ tasse de vin blanc
  • 1 échalote française hachée finement
  • beurre
  • 2 oeufs

PROCÉDURE

  1. Préparer le riz en l’ajoutant aux liquides lorsque ça bout, agitez une fois, mettre le couvercle et fermer le feu. Une fois le riz cuit (environ 10 minutes plus tard), saupoudrez de sel et mettre de côté.
  2. Pendant que votre riz cuit dans son bain chaud, faire fondre le beurre auquel vous ajouterez la farine afin de faire un roux. Ajouter le jus de palourde de façon progressive au fouet afin d’éviter les grumeaux. Une fois la sauce homogène, incorporer le bouillon de poulet, l’ail finement haché, sel/poivre, la ciboulette hachée finement et le zeste de citron.
  3. Faire revenir l’échalote française dans un peu de beurre. Mouiller au vin blanc et porter à ébullition. À ce moment-là, ajouter les moules et les cuire à feu élevé. Attendre quelques minutes que les moules ouvrent, soit le temps de se couler un verre de blanc et de lire le reste des instructions, et jeter celles qui ne se sont pas ouvertes. Ajouter les crevettes et les faire revenir une minute environ.
  4. Dorer les pétoncles, puis frire les les oeufs dans le beurre (en s’assurant que le jaune reste coulant).
  5. Commencer le «volcan» avec le riz, puis les fruits de mer, la sauce, l’oeuf frit puit le pétoncle. Garnir de ce que vous avez sous la main et dégustez avec le blanc de tout à l’heure. Santé!
Crédit photo : Catherine Côté

Crédit photo : Catherine Côté

« EL LOCO »
Maintenant, je sens que je ferai plaisir aux amateurs de viande. Au début, je l’appelais « le monstre », ça vous donne une idée. Un loco moco à saveur estivale qui plaira au fanatique du barbecue. Beaucoup de viande, beaucoup de gras, beaucoup de sel et (évidemment) beaucoup de plaisir en bouche.

La recette demande une bouteille de type stout, mais ajoutez uniquement une tasse dans la sauce. Le reste, c’est pour boire en attendant que tout soit prêt, évidemment!

INGRÉDIENTS (pour 2 personnes)
Riz

  • 1 tasse de riz
  • 1 tasse de bouillon de poulet
  • 1 tasse d’eau

Sauce brune

  • 2 tasse de bouillon de boeuf
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • 1 bière de type stout
  • 2 cuillères à soupe de moutarde forte
  • 1 feuille de laurier
  • sel et poivre du moulin
  • origan

Garniture

  • suggestions de viandes :
    • poitrine de boeuf (ou brisket, une recette suivra cet automne),
    • porc effiloché (une recette cet automne également),
    • canard confit (essayez donc les produits Gibiers Canabec), etc.
  • 2 tasses de vinaigre de cidre
  • ail, cumin, paprika fort fumé, sel, poivre, sucre (allez-y donc à l’oeil, il faut savoir s’amuser en cuisine chacun a ses préférences)
  • 2 oignons
  • champignons blancs
  • oignons frits
  • oignons verts
  • persil
  • beurre
  • 2 oeufs

PROCÉDURE

  1. Peu importe votre choix effectué plus haut, prenez une quantité de viande que vous venez de préparer et faites la chauffer (je vous conseille de prévoir le tout un peu d’avance étant donné que la poitrine de boeuf et le porc effiloché cuisent lentement sur de longues durées, sinon les produits de Gibiers Canabec se réchauffent le temps de le dire).
  2. Préparer le riz en l’ajoutant aux liquides lorsque ça bout, agitez une fois, mettre le couvercle et fermer le feu. Une fois le riz cuit (environ 10 minutes plus tard), saupoudrez de sel et mettre de côté.
  3. Diluez la farine à 1/2 tasse de bouillon. Lorsque le mélange sera homogène, ajoutez le reste du bouillon ainsi qu’une tasse de bière, la moutarde forte, le laurier et les autres assaisonnements. Faire cuire en agitant de temps à autre jusqu’à obtention d’une sauce épaisse.
  4. Faire revenir les oignons hachés finement dans un peu de beurre ou d’huile. Y ajoutez des tranches épaisses (important!) de champignons blancs jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Frire les oeufs.
  5. Dans l’ordre, on met le riz, la viande, les oignons/champignons, la sauce et l’oeuf frit. Garnir d’oignons frits, d’oignons verts et/ou de persil.
Crédit photo : Catherine Côté

Crédit photo : Catherine Côté

Juste d’y penser je salive. Je sens que ça donnera le goût à d’autres que moi d’essayer une et/ou l’autre des deux versions de mon loco moco. Si vous en faites un, dites-moi ce que vous en pensez, bon appétit! 🙂

Carnet de voyage Nouvelles

Le shaka, un symbole, un mode de vie

25 juillet 2015
Carnet de voyage - Hawaii - Le Shaka

Note : Je sais, je sais, ça fait un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles. Le déménagement et l’installation dans mon nouveau chez moi me prend tout mon temps, mais je pense à vous non-stop, gang. C’est pourquoi je ne publie plus de façon régulière, mais le programme hebdomadaire devrait reprendre sous peu.

De par le monde, il y a des signes que l’on reconnaît comme universels et d’autres qui sont propres à certaines cultures. Lever le doigt pour demander droit de parole, le doigt d’honneur pour faire signe de mécontentement, les pouces levés et baissés pour indiquer un accord ou un désaccord et plusieurs autres signes de la main ou du reste du corps qu’on reconnaît facilement à force d’usage.

À Hawaii, il y en a un qui prédomine les autres. Vous ne pouvez pas, je crois, y aller sans le découvrir. Il est affiché partout, autant sur les édifices que sur les produits destinés aux touristes. Le shaka, représenté par la main où tous mes doigts sont recroquevillés excepté le pouce et l’auriculaire, est roi à Hawaii.

Le shaka - Illustration d'Étienne Richard

Souvent, la signe de la main est accompagné d’un mouvement de rotation du poignet afin d’assurer une certaine visibilité. Le shaka représente l’essence même de ce qu’est le « Aloha Spirit ». Il signifie « merci », « après-vous », « prends ça cool », « ça roule? » et sûrement une tonne d’autres marques de politesse.

En bon touriste, j’ai vite prit l’habitude de m’en servir. M’en servir… ouais d’accord, en abuser. À quoi bon être en vacances à l’étranger si ce n’est pas pour me conformer à 100% aux coutumes locales? 🙂

La majorité du temps, on s’en sert en voiture afin de laisser passer l’automobiliste d’en face, parce qu’on est à Hawaii, qu’il fait beau, qu’on est relax et que deux secondes de plus ne vont pas nous retarder dans notre planification quotidienne (lire : aucune planification). On devrait prendre l’habitude d’être courtois comme ça, ici. Ça fait toute une différence sur l’ambiance générale. Surtout l’été, avec les partys de cônes oranges un peu partout et la chaleur, on perd parfois patience rapidement, mais à quoi bon dans le fond?

ANECDOTE :

Après une quinzaine de jours de voyage, j’ai entendu un camion klaxonner.
Pour. La. Première. Fois.

En deux semaines… c’était le premier coup de klaxon qui se faisait entendre. Je n’en revenais pas. Ce petit événement anodin m’a fait me rendre compte que le Aloha Spirit dont j’entendais parler depuis quelques semaines avait un réel impact sur la façon de vivre et d’agir en société là-bas.

Ici, ça klaxonne à gauche et à droite tellement on est « donc bien pressés » d’arriver/partir du boulot. Pourtant, prendre son gaz égal, c’est plus facile qu’on pense (et tellement plus cool comme mode de vie).

FIN DE L’ANECDOTE

Pour en revenir au shaka, les surfeurs s’en servent pour laisser une vague à un autre surfeur (même chose en vélo ou en auto, c’est plutôt universel comme geste). Le shaka s’apparente justement à ce sport nautique puisque la démocratisation de ce signe de la main d’origine Hawaiienne et Portoricaine découlerait justement des compétitions de surf. C’est une courtoisie, chacun sa vague, chacun son tour.

« Hang loose », une expression intimement liée au shaka, fait constamment référence au fait qu’on se doit de prendre ça cool, pour les autres, mais pour nous aussi. Ça peut paraître con à dire, mais le bien-être engendre le bien-être (un peu comme le négativisme engendre le négativisme, mais à l’inverse). Personne n’est pressé, tout le monde est cool, tout le monde est bien et tout le monde sourit tout le temps. C’est aussi un peu ça Hawaii.

Après trois semaines de vacances là-bas (qui m’ont parues durer 2 mois tellement j’étais décontracté en revenant), je dois dire qu’il m’est arrivé à quelques reprises de faire le signe de la main ici, à Québec, comme si mon corps me disait que ça me ferait du bien, que ça ferait du bien aux gens. Évidemment, quand les gens ne reconnaissent pas le geste, ça paraît étrange. Le but de ce billet est donc de le faire connaître avec le désir que ça prenne de l’ampleur et qu’on commence, nous aussi, à reconnaître qu’on peut être cool et détendu.

Restez cool, restez zen. Aloha!

Bouffe Nouvelles

La Crêperie du Pain Béni

23 juin 2015
LA CRÊPERIE - Du Pain Béni

Jeudi dernier avait lieu, dans la cour de la Cathédrale Holy Trinity, l’ouverture de la Crêperie du Pain Béni. Celle-ci, située en face du restaurant homonyme, a de quoi vous donner l’eau à la bouche. Une collaboration entre Éric Gauthier, fondateur d’Ateliers et Saveurs et artisan crêpier, et Marc-Antoine Doré a permis la création de cette cabanes à «crêpes nomades», servies dans un récipient en carton pour vous permettre de profiter de la vue ET de la crêpe (ou galette).

Un menu qui fait saliver, des prix très intéressants, des breuvages désaltérants pour les journées chaudes, quoi demander de plus? Voici quelques exemples de ce qu’on peut y retrouver :

MANGER

  • Le fruit défendu (4,95$) #sucrée
    Crêpe au beurre, sucre et coulis de citron confit
  • Le péché mortel (5,00$) #sucrée
    Crêpe à la tartinade choco-noisette
  • La Doux-Jésus-du-Saint-Ciel (5,50$) #sucrée
    Crêpe au caramel beurre salé maison
  • La terre promise (6,95$) #salée
    Crêpe oeuf-fromage, jambon et fromage emmental, laitue et tomate
  • La Sainte-Trinité (7,50$) #salée
    Crêpe oeuf-fromage, saucisse de porc biologique sans gluten, laitue et oignons caramélisés

BOIRE

  • Citronnade maison
  • Thé glacé artisanal préparé avec le thé de Camellia Sinensis

Crêperie du Pain Béni - Galette saucisse

Pour une crêpe (ou galette) sarrasin qui fera plaisir à votre palais, pour casser la croûte pendant une promenade dans le Vieux-Québec ou tout simplement pour manger sur le pouce, n’hésitez pas à aller faire un tour du côté de la Crêperie du Pain Béni.

Crêperie du Pain Béni - Crêpe au coulis de citron confit

Bouffe Événement

Retour sur Sherbrooke t’en bouche un coin

17 juin 2015

La 2e édition de Sherbrooke t’en bouche un coin, ou STEBUC pour les intimes, se déroulait en fin de semaine dernière. 21 chefs de la région et 4 chefs invités de Montpellier, des ateliers culinaires, de la cuisine plein air sur la terrasse Pomerleau gaz propane, des bouchées signées par la brigade IGA, des classes de vins ainsi que des dégustations, évidemment, tout le long des festivités.

STEBUC - Ambiance

La liste des chefs Québécois présents :

Et la délégation des forts sympathiques chefs Français :

  • Philippe Gatti, Ma maison
  • Mickael Diore, Le grillardin
  • Jérôme Billod-Morel, Le jardin aux sources
  • Brice Ducos, Ducos Restaurant

Le procédé est simple. Dès votre arrivée, on vous donne une coupe de dégustation et un verre de bulles pour commencer l’événement du bon pied. Puis, on vous remet des coupons de dégustations (la quantité diffère selon le forfait que vous avez choisi). Ceux-ci vous permettront, au coût de 3 ou 4 coupons, de vous promener entre les kiosques des restaurants participants afin de goûter leurs bouchées et leurs vins qui les accompagnent.

STEBUC - Bouchées

Tout à l’arrière de la tente, une cinquantaine de chaises étaient installées afin que les participants puissent assister à des démos de chefs qui nous ont montré des techniques ou des façons de faire intéressantes. Les bouchées exécutées sur scène étaient offertes aux gens assis sur le parterre avec un verre de vin s’il un accord était prévu.

Tommy Dion (chroniqueur sur Ça Brasse et sur blog-and-the-city) et moi y sommes donc allés dans la journée de samedi, à défaut de pouvoir rester toute la fin de semaine. En soirée, nous avons donc pu profiter de la soirée Vestons-talons qui proposait, de 18h à 22h, de l’animation et accès aux kiosques des restaurants participants. Par la suite, la fête se poursuivait à la Microbrasserie Le Siboire juste à côté.

Ambiance géniale, de belles bouchées, un coût très correct pour goûter aux plats qu’on veut vraiment (et plus d’une fois si on avait des coups de coeur), j’ai hâte de voir ce que la 3e édition prévue pour l’an prochain aura à nous présenter.

Mes mentions spéciales de cette année vont à :

  • L’huître, espuma de chou-fleur et sa mignonette au bourbon
    Chef Charles-Emmanuel Pariseau, Taverne américaine O Chevreuil
  • Le grilled cheese au fromage Hatley et à sa garniture au crabe
    Chef Martin Fortier, Restaurant Le Bouchon
  • Le thon rouge sur planche de sel avec framboise et sa hollandaise au sang de porc
    Chef Daniel Charbonneau, Restaurant L’Empreinte

STEBUC - Coup de coeur

Carnet de voyage Nouvelles

Carnet de voyage : Hawaii

8 juin 2015
Carnet de voyage - Hawaii

Mars 2014.

Abonné à l’infolettre de Yulair, je reçois constamment des offres de billets d’avion à prix modiques qui font rêver. L’envie de remplir un sac, d’attraper son passeport et de sauter dans un taxi est prenante.

Depuis un bout de temps, les billets d’avion pour Hawaii sont vraiment peu dispendieux par rapport à la normale et on décide, avec Catherine Côté et Catherine Cormier, de s’organiser un séjour là-bas d’une durée de 21 jours. Trois semaines, deux îles, l’excitation est à son comble.

Peu importe où je pars en voyage, c’est la culture sous toutes ses formes qui m’attire en premier : la bouffe, les gens, les paysages et les musées. N’étant pas particulièrement attiré par les destinations soleil à la base vu que je ne suis pas un gars de plage, Hawaii n’avait jamais vraiment suscité chez moi un intérêt assez grand pour se retrouver sur ma to-do list. Cependant, les deux Catherine pensaient y aller, j’avais besoin de vacances et je suis de toute façon toujours partant pour partir à l’aventure. Il n’en fallait pas plus que je m’exclame «let’s go».

On avait un projet, l’idée de goûter le plus de plats différents, de voir le plus de choses possible, de grimper le plus de montagnes et évidemment d’en profiter pour recharger nos batteries. Le plan : concevoir un magazine numérique de toute pièce. Catherine Cormier à la rédaction, Catherine Côté à la photo et moi à la vidéo.

Sur la plage de Laniakea, Oahu

En cours de route, on s’est tous rendu compte qu’on voulait mettre notre grain de sel à la conception des recettes et à la rédaction d’articles. Il y a eu des déménagements, des horaires qui ne concordaient pas et des événements qui ont retardé le processus de production. Ça a fait en sorte que le projet a prit de l’expansion. Qui dit expansion dit aussi date de remise repoussée. Ce projet a prit beaucoup de retard depuis un an dû à nos emplois respectifs de travailleurs autonomes, nos contrats, nos autres projets personnels, etc. On a tous eu d’autres priorités plus urgentes, si bien qu’on a récemment décidé de mettre la hache dans le projet.

Cependant, les amis et la famille avaient hâte de le lire, de le voir et de découvrir pourquoi on en était revenu si reposés. C’est pourquoi on s’est entendu pour sauver le plus possible de contenu de ce manuscrit d’un peu plus de 70 pages et de vous le livrer sur nos blogues respectifs (au CathCuisine.com ainsi qu’ici). Quitte à mettre la hache dans le projet faute de temps, aussi bien publier ce qu’on a fait jusqu’ici et vous en faire profiter.

De mon côté, je parlerai de quelques uns de mes coups de coeur gourmands, des recettes, des articles, des récits de voyage, des illustrations, des photos et de la vidéo (quand j’aurai un peu le temps de m’y mettre, mes clients passent en premier après tout).

À Pali Puka, Oahu

(Crédit : Catherine Côté – CathCuisine.com)

Pour votre information, nous sommes allés sur l’île d’Oahu (où se trouve Honolulu) et sur l’île d’Hawaii (aussi connue sous le nom de Big Island). Je me suis amusé à faire l’illustration ci-dessous pour représenter dans l’ordre les coins où nous sommes principalement restés et où les environs ont été visité amplement soit (A) Waikiki, (B) Kailua-Kona, (C) Hilo et (D) au North Shore d’Oahu.

Les îles d'Hawaii - Illustration d'Étienne Richard
Au moment où les billets étaient achetés, l’excitation était palpable. Il ne nous restait plus que quelques jours avant le départ. On s’est alors dépêché de faire nos recherches afin de dénicher les endroits à ne pas manquer, les repas à goûter, les montagnes à gravir.

C’est comme ça que, sur un coup de tête commun, on a tous agrippé nos passeports, remplis nos valises et nos sacs, qu’on a rempli un taxi à 4h du matin et que nous somme partis pour les îles d’Hawaii, cet endroit magique où la température, la bouffe et les gens font oublier tous les tracas. Trois Semaines. Trois. Grosses. Semaines. J’ai eu l’impression, à mon retour, que ça avait duré deux mois (no joke). Gardez un oeil sur ce blogue, je vous en reparle très bientôt.

Bouffe

Levure, bretzels et popote entre amis

4 juin 2015

Choucroute maison, saucisse maison, je n’avais pas vraiment le choix de faire des bretzels, c’était crucial dans la suite logique des choses, alors j’ai invité deux amis. Gabriel et David sont respectivement designer graphique et illustrateur de talent et tous les deux m’avaient fait part de leur intérêt pour l’apprentissage de la fabrication des bretzels suite à mon dernier Oktoberfest. Après un an et demi, le temps était enfin venu de se relever les manches, de se déboucher quelques bières et de tester une nouvelle recette de pâte à bretzels.

La fabrication des bretzels est peu coûteuse et fortement amusante, tout ce que ça prend c’est un peu de temps. Par sa simplicité, c’est même le genre de recette que je vous invite à faire avec vos enfants pour les étapes ou il faut mélanger les ingrédients ou les former (c’est comme jouer avec de la pâte à modeler un peu moins malléable dans le fond).

La première étape est de faire lever la levure. Pour ce faire, assurez-vous de respecter les règles cruciales ci-dessus :

1. La levure doit être encore bonne et elle doit avoir été laissée au réfrigérateur si celle-ci a été ouverte.

2. L’eau utilisée pour activer la levure ne doit être ni trop froide parce qu’on veut quand même l’activer ni trop chaude parce qu’on ne veut pas la tuer. On recherche une température d’eau plutôt tiède (30-40° environ, je laisse personnellement couler l’eau chaude quelques secondes et je prend ce dont j’ai besoin pour ma recette.

Entre deux bouchées — Activer la levure et préparer le mélange de sec

On commence donc à mélanger la levure, l’eau tiède et le sucre et on réserve pendant une dizaine de minutes. Si une couche de mousse fait son apparition à la surface de votre tasse à mesurer ou de votre cul de poule, votre levure était encore bonne. Sinon, il faudra peut-être retourner en acheter.

Lorsque la levure lève, elle prend de l’expansion. Il est donc crucial de ne pas se servir d’un récipient où votre mélange est trop à l’étroit avant l’activation de la levure. Vaut mieux avoir trop de place excédentaire que pas assez pour éviter un débordement.

Pendant ce temps-là, mélangez dans un grand bol la farine, le sel et vos aromates (si vous vous sentez aventureux). Ensuite, ajoutez la levure désormais activée et mélangez le tout jusqu’à obtenir une pâte homogène. Si la pâte colle toujours à vos doigts, ajoutez par petites quantités un peu de farine jusqu’à ce qu’elle ne colle plus.

Maintenant, il est temps de transférer la pâte dans un bol huilé et d’attendre 30 à 45 minutes que la celle-ci lève un peu.

Une fois la période de levée passée, divisez la pâte en parties égales. Il est maintenant venu le temps de jouer avec la nourriture. Prenez chacune des boules de pâtes et roulez les en serpentins. Vous devriez en avoir assez long pour former les bretzels.

Entre deux bouchées — Roulez la pâte en serpentins et façonnez les bretzels

Faites chauffer un chaudron d’eau et verser-y, lorsque l’eau bout, le bicarbonate de soude. Prenez une araignée ou une cuillère trouée et déposez tranquillement chacun de vos bretzels dans l’eau une dizaine de secondes avant de les ressortir et de les déposer sur une grille à biscuits afin qu’ils s’égouttent un peu. Vous pouvez profiter de cette étape pour le saupoudrer d’un petit peu de gros sel.

Le gros sel est un must pour les bretzels. Ne tentez pas de le remplacer par un autre sel, le croquant des cristaux rajoute à l’expérience d’en manger.

Quand vous sentez que vous en avez assez pour remplir une plaque à biscuit, vous êtes prêt à les enfourner une dizaine de minutes à 425°F en prenant soin d’utiliser un papier parchemin ou une plaque huilée. Tous les fours sont différents, mais sortez-les lorsqu’ils sont dorés, ça sera parfait. Une fois cuit, sortez-les du four et laissez-les reposer un peu. Puisqu’ils sont encore meilleurs chauds (oh, you know!), n’hésitez pas à sortir du beurre, du miel, de la moutarde forte et des cornichons. Plus de bière? Ouais, plus de bière, parce que ces petites merveilles salées ne demandent que ça.

Maintenant que vous avez la procédure, amusez-vous avec les aromates. Ce soir-là, on s’est divisé la portion de pâte en trois et tous un chacun a décidé ce qu’il allait y mettre. Voici les choix de cette soirée-là :

Gabriel : Curcuma et mélange d’épices Piri-piri
David : Citrons confis et romarin
Étienne : Sriracha et thym

Les résultats au test de goût?
Coup de coeur pour ceux de Gabriel avec leur intérieur jaune doré.

Les plus beaux?
Décidément ceux de David, mais il faut dire qu’être Allemand d’origine lui a sûrement donné une longueur d’avance. 😉

 

Vous vous demandez pourquoi je ne vous ai pas encore donné la recette, hein? La réponse est simple, cette pâte n’était pas géniale ni au niveau du goût, ni au niveau de la texture. Ça nous aura quand même permis d’avoir du plaisir et de tester différentes combinaisons de saveurs. J’aimerais vous inviter à découvrir la recette de Bob le chef qui avait été un succès quand j’en avais fait l’an dernier. Simples, rapides, bons, moelleux à l’intérieur et craquants à l’extérieur, juste assez salés, beaux, bon, pas chers… toutes les qualités d’un bon bretzel seront au rendez-vous.

La recette de Bob le chef

  • 10 ml (2 c. à thé) de levure instantanée
  • 250 ml (1 tasse) d’eau chaude
  • 750 ml (3 tasses) de farine
  • 30 ml (2 c. à soupe) de cassonade
  • 30 ml (2 c. à soupe) d’huile végétale
  • 3 litres (12 tasses) d’eau bouillante
  • 150 ml (2/3 tasse) de bicarbonate de soude
  • Gros sel

La procédure est la même, suffit d’activer la levure, préparer le mélange sec, y incorporer la levure, laisser lever, diviser en portions égales, faire des serpentins, former les bretzels, les pocher dans l’eau au bicarbonate de soude, égoutter, assaisonner, enfourner et puis finalement déguster. C’est simple comme bonjour!

Bien qu’excellents, j’avais l’impression de ne pas avoir suffisamment poussé la technique de ce pain Allemand. J’ai donc entrepris des recherches pour trouver pourquoi je n’arrivais pas à faire les bretzels que j’avais en tête. Vous savez, ces gros bretzels bruns qui ont une croûte qui pourrait à la limite faire penser à du cuir et qui laisse sortir cette pâte moelleuse et délicieuse.

Selon mes recherches, la saumure d’eau et de bicarbonate de soude serait remplacée par une saumure d’eau et de… lessive? Eh oui, je n’en croyais pas mes yeux non plus. Il semblerait que pour obtenir cette croûte à laquelle je rêve la nuit (la croûte brune cuirassée et légèrement brillante), il faudrait que je me serve d’une poudre de lessive de qualité alimentaire (Food Grade Lye en anglais) et que je me serve de gants de latex pour le trempage étant donné que cette saumure est corrosive (!). On s’entend que j’ai rangé cette expérience culinaire dans le tiroir des recettes que je ne suis pas prêt de faire, sécurité avant tout!

Pour information, je suis d’abord tombé sur une liste d’ingrédients pour ces bretzels via une recette tirée du livre New German Cooking de Jeremy et Jessica Nolen. Si c’est votre genre de lecture, il semblerait que ça soit un bon ouvrage.

S’il y a des chimistes dans la salle, j’aimerais qu’on me confirme que ça peut être sécuritaire pour la santé d’acheter ce type de lessive et de faire des bretzels avec cette technique et, d’ici là, je vous déconseille de les faire de cette façon. Je trouvais cependant bon d’en parler.

Je vous reviendrai sous peu avec une recette de mon cru, je dois encore faire des tests question d’arriver à un résultat qui me plaît autant au niveau du goût, de la texture et de l’apparence. Pour l’instant, restez avec la recette de Bob et amusez-vous! Puis sinon, attendez un peu l’ouverture du Griendel dans St-Sauveur (aidez-le à partir la production sur La Ruche), j’ai pu avoir un mot avec le chef au sujet de leurs bretzels et ceux-ci seront fait au bicarbonate de soude, il n’y a donc pas de souci à se faire. Leurs bretzels font envie et j’ai follement hâte d’y goûter. On s’y retrouve en août autour d’une pinte?