Bouffe Événement

Retour sur le FoodCamp 2016

8 octobre 2016

Hey salut,

Long time no see, je sais. C’est que j’ai été pas mal occupé ces derniers temps. Je t’en parle bientôt, promis, mais aujourd’hui c’est à mon tour de faire mon retour sur la 5e édition du FoodCamp qui avait lieu la fin de semaine dernière.

Si vous êtes abonnés à ma page Facebook, déjà, vous devez savoir ce qu’est le FoodCamp, mais sinon laissez-moi vous en parler très brièvement. Cet événement génial, encore jeune mais pourtant mature, est un rassemblement de passionnés de bouffe, de cuisiniers connus et de producteurs d’ici. Le but est simple : apprendre, manger et partager.

Le temps d’une fin de semaine, on est donc invité à découvrir de nouveaux produits, de nouvelles techniques culinaires ou des façons de faire en cuisine qui nous sont inconnues ou mal mises en pratique. Le FoodCamp, c’est aussi des chefs qui se partagent la scène afin de nous en mettre plein la vue plein la bouche (parce que même si on est dans l’assistance, on vient nous servir à notre chaise les bouchées reliées à la démo en avant, du gros luxe quoi). Puis, ça nous permet aussi de voir des amis qu’on ne voit pas assez souvent (shout out à tous ceux que j’ai eu la chance de croiser).

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Si j’avais à faire une sélection de mes produits coups de coeur de cette année dans la section dégustation, je vous dirais de ne pas hésiter sur l’achat des nappes et serviettes de table HuitJuin, de la merveilleuse huile de caméline de Et Voilà!, du fromage de lait cru Le pont blanc de la fromagerie fine Au gré des champs et du miel d’Au fil du vent.

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Lors de l’édition de cette année qui se déroulait au Château Frontenac, j’étais présent aux deux journées de l’événement et j’en suis sorti la tête pleine d’idées pour la prochaine année. Il n’y a seulement qu’une ou deux conférences (sur quatorze, mine de rien) où je n’ai rien appris du tout et où j’aurais préféré être dans le salon de dégustations, c’est vous dire comment c’était plaisant.

Pour vous indiquer ce que vous avez manqué, voici les chefs qui étaient présents cette année : Rémy Couture (Crémy Pâtisserie), Vincent Chatigny (Biceps BBQ), Martin Juneau (Pastaga), Antonin Mousseau-Rivard (Le Mousso), Mathieu Brisson (Clocher Penché), Sébastien Laframboise (Le District), Philippe Wouters (Éditions BPL), Jonathan Garnier (La Guilde Culinaire), Daniel Vézina (Laurie Raphaël), Raphaël Vézina (Laurie Raphaël), Arnaud Marchand (Chez Boulay), Rocco Cortina (Il Matto), Stéphane Modat (Le Champlain), Félipé Saint-Laurent (Ils en fument du bon) et Patrice Plante (Monsieur Cocktail).

Durant la fin de semaine, on a mangé, on a rit, on a appris, on a bu, mais un des éléments que j’ai particulièrement apprécié est qu’une bonne quantité de chefs nous ont incité à nous poser des questions sur nos habitudes derrière les fourneaux. Pourquoi? Parce qu’on jette trop souvent trop de chose et qu’on oublie quelques fois qu’il est bon de s’amuser et d’être inventif derrière le fourneau.

On a donc eu la chance de voir des chefs comme Mathieu Brisson du Clocher Penché nous servir une soupe de langue de porc cuite en smoked meat et faite à partir d’un bouillon de pelure d’oignons et de rafles (troncs) de maïs brûlé et fanes (feuilles) de carottes. Tout en humour, ça commençait fort la fin de semaine et on commençait déjà à réfléchir à tous ces aliments qu’on jette pour commencer à les travailler dans nos recettes (quand je vous disais que la prochaine année va être excitante).

Le chef Daniel Vézina nous a entretenu sur son «projet» de cueillette d’aliments ici et là auxquels on ne pense malheureusement plus utiliser (comme les pommettes, ces petites pommes surettes qu’on voit ici et là en ville, entre autres) et son «projet» de récupération de parties d’ingrédients qu’on serait porté à jeter instinctivement.

Entre autres, il nous a montré ses explorations concernant le céleri-rave qu’on voit pratiquement toujours en purée. Les feuilles, une fois blanchie est passées au robot avec de l’huile de pépin de raisin, changent de forme pour devenir une ravissante huile de feuilles de céleri-rave toute verte étincelante. La pulpe du mélange pourrait, une fois passée au tamis, être virée en pesto. Les tiges blanchies et passées au Thermomix avec du beurre deviennent beurre de tiges de céleri-rave une fois la pâte passée au tamis. Puis, ce restant fibreux a même été déshydraté afin de créer une sorte de chip qu’il a broyé au Thermomix avec du sel afin d’en créer une sorte de sel vert aromatisé.

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Maintenant, deux questions se posent : qu’est-ce qu’on jette, et surtout, pourquoi le jette-t-on? Il n’en tient qu’à nous de brûler, moudre, blanchir, cuire, râper, faire fermenter nos ingrédients. Savoir qu’en moyenne 50% des épiceries se retrouvent au fond de la poubelle me désole. Et puis, imaginez tout l’argent que vous sauverez et toute les découvertes culinaires que vous pourrez faire (et surtout, partager avec vos proches).

Parlons-en de vos proches, le chef Raphaël Vézina (le fils de Daniel) nous a parlé de l’influence de son père et de sa grand-mère (entre autres) sur sa cuisine. Le fort sympathique Félipé Saint-Laurent de la saucisserie Ils en fument du bon nous a parlé du partage de connaissances dans l’art de la saucisse qu’il a vécu avec un vieux monsieur qui lui a tout appris pendant plus d’un an dans son garage. On a eu Rocco Cortina du Il Matto qui nous a confié avoir beaucoup appris la cuisine avec son père et qui maintenant tente de transmettre cette passion et ce savoir culinaire familiale à son garçon de quatre ans avec qui il nous racontait avoir fait des gnocchis maisons dernièrement.

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Après tout, la cuisine, ce sont quelques ingrédients qu’on met ensembles parce qu’ils se marient bien et qu’ils veulent dire quelques chose à la personne qui mange de ce plat. Que ce soit une nouvelle expérience sur la forme et les saveurs ou qu’on vive un moment de nostalgie relié à une odeur, un goût ou un souvenir d’avoir fait quelque chose de similaire avec nos amis ou notre famille, la cuisine doit rester amusante.

Pour vous donner des idées sur le recyclage alimentaire, n’hésitez pas à aller faire un tour sur ce chouette article qui avait été publié dans La Presse. Ce FoodCamp est techniquement terminé, mais je considère qu’il n’en tient qu’à nous de le continuer dans nos cuisine. Allez hop, chop chop!

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